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No et moi / Delphine de Vigan

:6:

:resu:

Lou Bertignac a 13 ans et un QI de 160, ce qui lui a valu de sauter deux années scolaires. Entourée de gens plus âgés qu’elle, Lou ne se sent pas à sa place à l’école. Hormis Lucas, la mascotte rebelle de la classe, personne ne lui témoigne d’attention ni d’affection. Au logis familial, un malaise l’incombe également. Depuis que sa mère a sombré dans la dépression, quelques années plus tôt, rien n’a plus jamais été pareil.

Un jour, alors que Monsieur Marin annonce qu’il attend de chacun de ses élèves un exposé oral sur un thème de leur choix, Lou s’affole – elle a horreur de prendre la parole en public -. Prise au dépourvu et peu confiante, cette dernière prétendra vouloir récolter le témoignage d’une jeune femme sans-logis.

C’est ainsi que l’étudiante va faire la rencontre de Nolwenn, une SDF de 18 ans. De rencontre en rencontre, Lou va tenter de lui faire exprimer sa réalité jusqu’à disposer de suffisamment de matière pour réaliser son exposé.
Seulement, l’aventure ne s’arrêtera pas aussitôt la présentation orale bravée, car Lou, en ces quelques instants où elle aura écouté No, aura eu tout le loisir de s’accrocher à son aînée au point de vouloir la sortir de la rue, au point de vouloir la sauver…

No et moi aborde les délicates thématiques des sans-abri, de l’alcoolisme, de la délinquance, de la prostitution, de la dépression, de la solitude, de l’abandon, de l’amour et de l’amitié.
:avis:

Malgré les thématiques scabreuses que ce livre traite, No et moi se boit comme du petit lait. Composé de chapitres très courts, on en tourne les pages sans même s’en rendre compte. Divertissant et léger de par les réflexions à la fois pertinentes et déconcertantes de Lou, ce roman se découvre avec beaucoup de plaisir.

L’écriture de Delphine de Vigan est légère, féminine, rapide, épurée. L’auteure touche avec simplicité tout en abordant des sujets lourds de raisons et de conséquences…

Je n’ai eu à déplorer que…

  1. le nombre de marques que l’auteure s’est permise de citer (Converse, Benetton, Eastpak, H&M, Pimkie, …). – J’ai cru comprendre, par la suite, qu’il ne s’agissait peut-être que d’un jeu de mise en forme pour mieux marquer l’antagonisme de l’aisance VS la précarité, mais cette façon de faire m’a quelque peu pesé à la lecture des premières pages…
  2. la toute dernière page – sirupeuse (!) – mais je suis une mère pisse-vinaigre, ce n’est pas d’aujourd’hui ! :p

Ca n’en est pas moins1 un roman agréable.
Merci à Julinou de me l’avoir conseillé :)

  1. Très laide expression, mais elle n’en est pas moins française. Enfin je crois? []