Archive pour le Tag 'humour'

Brochette expresse (9 livres)

Chers lecteurs,

Comme vous l’aurez constaté, je ne suis plus très présente sur la blogosphère… Après un laborieux déménagement ainsi que la reprise d’une formation en cours du soir en marge d’un emploi à temps plein, je n’ai plus le temps de lire autant que je le souhaiterais et, a fortiori, il me reste aussi très peu de temps pour partager mes avis sur ce site…

Voici donc une brochette d’avis – je regrette de ne pas pouvoir y mettre tout le soin que j’y mettais avant, et vous servir une argumentation précise sur le pourquoi et le comment j’ai aimé ou pas aimé, mais je pourrai peut-être préciser mon ressenti en commentaire si vous avez des questions :)

 

[BD] Blast / Manu Larcenet

:7:

Série de 4 volumes dont le 3e vient tout juste de sortir. Pour avoir la série complète, il faudra vraisemblablement attendre 2013.

:resu:

Polza – un homme corpulent, repoussant et négligé qui ne s’aime pas et qui dégoûte les gens autour de lui – vivotait péniblement jusqu’à la mort de son père. Après avoir découvert le Blast – expérience transcendantale qui lui permet de se sentir en phase avec le monde pendant quelques instants -, il plaque son ménage et sa routine pour partir vivre seul dans les bois… La police l’ayant rattrapé, elle l’interroge à propos de ce qu’il a fait à Carole Oudinot. Pendant 4 tomes, Polza déballe sa vie, son ressenti, l’évolution de sa situation. Plus qu’un entretien au commissariat, il nous livre une thérapie dans les règles de l’art.

:avis:

Cette série est dramatique. Elle suinte la déprime, depuis le dessin jusqu’au philactère. Les dessins, en noir et blanc, sont obscurs et torturés. Il est des planches – principalement les portraits animaliers – qui sont à couper le souffle. Pour le reste des illustrations, elles me semblent parfois de qualité un peu inégale mais on l’oublie vite tant le texte est travaillé et interpellant.

 » Pour ma part, même s’il m’était difficile de l’admettre, je menais la vie de ceux qui choisissent obstinément de mourir mais qui espèrent que le monde se chargera de la besogne. » (t. 3, p. 37)

N’ayant pas l’habitude de lire des bandes dessinées, je n’imaginais pas qu’on puisse être envoûté par des bulles autant qu’on peut l’être par les lignes d’un roman.

C’est tragique, sombre et déprimant, mais cette série est vraiment de qualité, je vous la recommande donc chaudement !

t. 1 :SC: – t. 2 :SC: – t. 3 :SC:

 

Tu pourrais rater intégralement ta vie / Toni Jordan

:7:

:resu:

Grace Vandenburg, 35 ans, fan de Nikola Tesla, vit seule et s’impose des rituels qui ne lui laissent aucune liberté. Grace souffre en effet d’un trouble obsessionnel compulsif : les nombres prennent dans sa vie la plus grande place. Son horaire n’admet aucun écart, y compris pour l’accomplissement des tâches les plus anodines. Aussi, elle mesure/compte tout, depuis la longueur des murs aux poils de sa brosse à dents…

Le hasard amène sur sa route un homme sensiblement plus âgé qu’elle, Seamus. Quand celui-ci l’invite à sortir un soir, c’est la panique. La vie de Grace ne tolère généralement pas ce genre d’imprévu. Malgré tout, il se pourrait bien que la vague ‘amour’ l’emporte, qu’elle le veuille ou non…

:avis:

Avec ce titre, on peut à nouveau se demander ce que je cherchais en ouvrant le livre dont il est ici question, sinon quelque chose de vaguement cafardeux… Mais comme en témoigne plus ou moins le résumé (et la couverture?), Tu pourrais intégralement rater ta vie relève plutôt du divertissement que de la prise de tête. Ce n’est pas de la grande littérature, mais j’ai bien apprécié ce roman. Il s’agit davantage d’une histoire d’humour que d’amour. Certains passages m’ont valu des rires brefs mais qui venaient du cœur !

« Les espaces entre les gens me plaisent davantage que les gens eux-mêmes. » (p. 76)

Divertissant, léger, sans prétention… Une histoire sympa, qui se dévore vite. Si vous êtes en panne d’envie après plusieurs déceptions littéraires, ce roman vous redonnera peut-être la pêche !

:SC:

 

Sobibor / Jean Molla

:3:

:resu:

Emma est anorexique. Cette souffrance latente et la rage dont elle déborde par ailleurs, elle ne s’en explique pas les causes. La découverte d’un carnet intime dans les affaires de sa grand-mère la projette dans les affres et les horreurs de la Seconde Guerre mondiale… C’est au sein de cette histoire abjecte – au sein de secrets de famille profondément enfouis – qu’elle va trouver l’origine de sa douleur.

:avis:

Autant j’avais grandement apprécié La fille aux semelles de plomb de Jean Molla, autant ce roman-ci m’a prodigieusement énervée par le concentré de pathos qu’il recelait : une horripilante gamine se rend victime et justicière de faits de guerre qui ont eu lieu deux générations avant elle. Allons donc ! J’ai trouvé ce livre royalement tiré par les cheveux. Par ailleurs, le fait que ce bouquin – dédié initialement à un jeune public (13-14 ans) – charrie une morale qui incite à la vengeance1 m’a réellement choquée. Je déteste la manière dont l’histoire de Sobibor a été menée.

« Peut-être vais je essayer de vomir en mots ce que j’ai des mois durant vomi en silence. Nourritures à peine digérées me lacérant la gorge, me laissant épuisée, douloureuse. Nourritures avalées comme une forcenée, pour me faire taire, ou pour remplir ce vide immense au-dedans de moi. »

:SC:

 

Quoi d’autre ?

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Une autre BD, Le signe de la lune, signé José-Luis Munuera et Enrique Bonet, chez Dargaud. Elle m’a été recommandée par un vendeur manifestement passionné, qui m’a dit avoir eu un coup de cœur pour ce « one shot ». Je ne l’ai malheureusement pas partagé. A l’exception d’une ou deux planches, les dessins ne m’ont pas émue. L’histoire ne m’a pas non plus captivée. Malgré tout, ce n’est qu’affaire de sensibilité : je cherchais la gifle flanquée par Abélard ou par Blast, or il s’agissait d’un conte qui n’avait simplement pas la portée que j’attendais. Je voulais un message, j’ai eu une jolie histoire… D’où cette impression d’être restée sur ma faim.

:SC:

J’ai lu Voltaire : Zadig ou la destinée et Le monde comme il va. J’ai cru pouvoir apprécier Zadig au début, et puis, à force de péripéties rocambolesques, j’ai rencontré l’ennui… Quant au Monde comme il va… Je l’ai lu il y a moins de deux mois et je n’en ai strictement rien retenu. Pas certaine de récidiver avec cet auteur : je ne suis décidément pas amatrice de contes philosophiques !

:SC:

La double vie d’Irina, de Lionel Shriver. Un chapitre elle est irréprochable, un autre elle est adultère. S’ensuit très logiquement une progression aux antipodes de part et d’autre. J’ai abandonné ce livre comme j’ai abandonné La part de l’autre d’Eric-Emmanuel Schmitt, il y a plusieurs années. En effet, je ne prends aucun plaisir à ce type de construction narrative. J’oublie au fur et à mesure, ça m’ennuie. Pourtant, après la gifle magistrale reçue en lisant Il faut qu’on parle de Kevin de la même auteure, j’avais mis beaucoup d’espoir en ce roman… Une déception.

:SC:

Médias : influence, pouvoir et fiabilité : à quoi peut-on se fier ?, de Julien Lecomte. Mon amoureux a publié un essai chez L’Harmattan :D !
Ce livre aborde les questions de la fiabilité des médias, de notre rapport aux médias, des façons de les comprendre. Questions qui se posent de plus en plus suite à l’utilisation très active que nous faisons d’Internet (journaux en ligne, réseaux sociaux…), de la télévision, ou de la presse papier en général. Cet essai est susceptible d’intéresser un maximum de monde de par le fait que nous sommes aujourd’hui tous acteurs d’une société dite « de l’information » ! Je recommande l’ouvrage assurément ;) !

:SC:

  1. Pourquoi n’avoir pas préféré le mépris au châtiment? []

Intouchables / Eric Toledano, Olivier Nakache

:10:

« Comment vous vivez l’idée d’être un assisté? »

:resu:

Driss (Omar Sy), un jeune de banlieue tout juste sorti de prison se présente chez Philippe (François Cluzet), un riche aristocrate tétraplégique. Il ne vient pas pour être engagé comme aide à domicile, mais pour recevoir une simple signature de manière à prouver aux Assédic1 qu’il a cherché de l’emploi, comme l’exige sa situation de chômeur…

Convié à repasser le lendemain, Driss est condamné à attendre. Mis à la porte de chez lui pour son attitude incorrecte vis-à-vis de ses proches la nuit même, il se retrouve perdu et sans domicile.

Lorsqu’il s’en retourne chez Philippe pour récupérer son formulaire signé le lendemain, Driss constate qu’en dépit de son insolence à l’entretien, il a été choisi entre tous pour venir en aide à l’aristocrate. Il est pris à l’essai pour un mois.

Petit à petit, les univers respectifs de Philippe et Driss vont s’interpénétrer. S’apprivoisant, ils vont être amenés à tisser une amitié singulière et proprement étincelante…

Ce film est inspiré d’une histoire vraie.
:avis:

Une fois n’est pas coutume : l’envie me prend de parler cinéma sur ce blog. A force de moyennes tout juste atteintes avec les livres que j’ai dernièrement lus, je donnais de ma subjectivité une image flétrie, imperméable et/ou blasée. Mais détrompez-vous, mon ravissement n’est pas encore devenu inaccessible, ce film en est la preuve !

Je ne pensais pas être un jour en mesure de pouvoir prétendre aimer un film dès la première minute et pourtant, je l’ai bel et bien affirmé à l’oreille de mon compagnon en ce temps record. Les couleurs chaudes, les lumières de la ville fondues en flare, la manière de filmer – cette macro sur une main impatiente qui tambourine un volant, ces échanges de regard qui suscitent l’interrogation dès les premiers instants – et surtout la musique – Bon Dieu, la musique !2 – ont fait que ce film n’a pas eu l’occasion de connaître la possibilité d’un basculement de l’un ou l’autre côté du 5/10 : à la première seconde, je lui attribuais déjà 9…

A l’esthétisme des prises de vue s’ajoute une histoire émouvante, soutenue par un jeu d’acteurs admirable : François Cluzet, Omar Sy et Anne Le Ny incarnent leurs personnages avec une époustouflante sincérité et une parfaite justesse. C’est sans compter cet humour cynique mais souvent complice qui, même dans le sarcasme, semble venir du cœur. Les fous rires communicatifs de Driss3 et les sourires espiègles de Cluzet n’ont, j’ai l’impression, pas laissé grand monde indifférent dans la salle.

… Je me donne l’air d’être possédée par un Bisounours. Je n’aime pas écrire des critique positives : quand un média frise l’excellence, je me sens juste terrassée et impuissante, avec cette impression ingrate que mes mots tombent tous comme des loques.

En fait, il n’y a pas de mots. Oubliez tout ce que vous venez de lire, oubliez jusqu’au fait que je trouve ce film extraordinaire. Il ne faudrait pas que vous nourrissiez non plus des espoirs impossibles… Il faut le vivre soi-même, en plaçant sa subjectivité à 5 quand les lumières s’éteignent, pour avoir le plaisir de la sentir se diriger progressivement vers le sommet.

La seule chose valable que je puisse vous dire c’est qu’Intouchables est un film généreux, tendre, fin, intelligent, drôle, émouvant, mais sans misérabilisme… Un film qui vous donne envie de croire en la beauté du genre humain : cela est rare, et vaut donc cher !

Allez le voir en ne craignant pas d’être confronté à un « nanar » du genre de Bienvenue chez les Chtits : Intouchables piétine (presque) tous les films français. Il est à mon sens irréprochable et magistral !

:SC:

  1. Associations pour l’emploi dans l’industrie et le commerce : équivalent de l’Onem en Belgique. []
  2. Connaissez-vous Ludovico Einaudi? C’est un compositeur italien minimaliste que j’ai eu la chance de découvrir il y a près de sept ans avec le précieux concours d’un ami. C’est cet artiste-là que j’écoutais quand la vie se montrait âpre, ou quand le stress tentait d’atteindre son paroxysme avant les examens… []
  3. Parole d’une personne qui soupire pendant les SAV des émissions ! []

Le mec de la tombe d'à côté / Katarina Mazetti

:7:

« On va aussi bien ensemble que la merde et les pantalons verts. » (p. 145)

:resu:

Désirée est une bibliothécaire carriériste qui s’abreuve de culture. Elle vit dans un appartement immaculé et tendance dont elle a fait l’acquisition avec son époux récemment décédé, et enrage que ce dernier ait trépassé avant de lui avoir permis de connaître les joies de la maternité.

Benny, un fermier terre-à-terre, vit au rythme de ses vaches et a un emploi du temps chargé qui lui laisse relativement peu de marge de manœuvre. Il séjourne dans une rustique maison assez mal entretenue depuis la mort de sa mère, et rêve d’une femme qui l’épaulerait dans son travail, s’occuperait du ménage et lui ferait des enfants.

Désirée et Benny n’ont pour seuls traits communs que d’être trentenaires, célibataires et d’entretenir dans le même cimetière le lopin de terre de leurs morts respectifs.

Au début, chacun se laisse aller à de nombreux préjugés sur l’autre. Tout y passe : l’attitude, l’apparence, les habitudes, les goûts en général.

[Elle] « A côté de la pierre tombale d’Örjan, il y a une stèle funéraire monstrueuse, oui, carrément vulgaire !1 Marbre blanc avec calligraphie dorée, des angelots, des roses, des oiseaux, des guirlandes de devises et même une petite tête de mort vivifiante et une faux. La tombe elle-même est couverte de plantes, on dirait une pépinière. » (p. 10)

[Lui] « Et alors je la trouve assise là.
Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années. Des cheveux blonds fanés, le teint pâle, des cils et sourcils blancs, des vêtements ternes et délavés, toujours un truc bleu ciel ou sable. Une femme beige. Toute sa personne est une insulte – un peu de maquillage ou un joli bijou auraient indiqué à l’entourage qu’elle prête attention à son image et à l’opinion des autres, sa pâleur en revanche ne dit que : “Je m’en fous de ce que vous pensez, je ne vous vois même pas. » (p. 12-13)

Qu’on se le dise, ils se détestent, et pourtant, un jour, un concours de circonstances va les amener à se sourire mutuellement…

Ce sourire échangé va générer une profonde métamorphose dans la vision qu’ils ont l’un de l’autre et mettre subitement fin à leurs a priori. Plus que ça, ils vont être les proies d’une ruade de sentiments encline à les attirer l’un vers l’autre. C’est ce qu’on appelle un coup de foudre.

A l’amorce de leur relation, le mot « passion » prend sens pour Désirée et Benny. Légers, ils se croient redevenus adolescents, mais les premiers nuages ne tardent pas à survenir en raison de leurs divergences fondamentales.
Katarina Mazetti illustre un choc culturel spectaculaire…

[Elle] « Jamais un point de croix ne franchira ma porte, et il est probable qu’un Käthe Kollwitz ne franchira jamais la sienne – ce n’est pas uniquement une question de goûts, autant se l’avouer une bonne fois pour toutes ! » (p. 103)

[Lui] « Elle ne sait même pas préparer des boulettes de viande, ai-je dit. Elle sait seulement lire des livres et parler des théories d’un certain Lacong ! » (p. 93)

:avis:

Mon entourage m’a houspillée pour que je lise ce livre dès sa parution. C’est ma maman qui a commencé. L’ouvrage qui était en sa possession était paré de pages roses (oui, le papier de la belle édition est proprement rose !) et j’ai pris peur en apprenant qu’il mettait en scène une bibliothécaire : sans le savoir, je me suis, comme Désirée et Benny à leurs débuts, armée de puissants préjugés en considérant dès la première seconde qu’un roman rose ne pouvait que discréditer le métier de bibliothécaire (et pourtant, c’était avant même d’avoir connu cette première mauvaise expérience).

La sortie en poche du Mec de la tombe d’à côté ne m’a pas davantage inspiré d’envie d’achat. Oui, je l’avoue honteusement : je suis à ce point sensible aux couvertures. C’est bête, mais ce cœur rouge diablement cucul a fait figure de second prétexte pour me tenir à distance de ce roman… Jusqu’à ce que deux autres personnes de mon entourage me tombent dessus et me répètent à nouveau que je ne savais pas ce que je manquais…

Je l’ai donc emprunté du bout des doigts, comme on saisit un mouchoir usagé qui n’est pas le sien2.

Quand j’ai entrepris d’ouvrir ce bouquin, j’ai vu mes poils se hérisser de détresse en lisant sur la couverture que Katarina Mazetti était Suédoise. Certaine d’être confrontée à un humour de genre pénible tel que celui d’Arto Paasilinna (écrivain scandinave) dont j’avais détesté la prose, j’ai commencé la lecture de ce roman avec la motivation d’un cochon qu’on dirige à l’abattoir…3

Et puis, forcément, je me suis rendue compte combien j’avais été stupide tant ce roman si redouté regorgeait de qualités !

Désirée et Benny y sont tous deux narrateurs de leur histoire. Leurs voix s’alternent de chapitre en chapitre. Cette démarche permet bien évidemment de connaître le point de vue de chacun, mais aussi de s’attacher, en tant que lecteur, aux personnages : des êtres sincères et authentiques qui, comme l’a si bien dit Cynthia, ne trichent ni avec eux-mêmes ni avec les autres.

« Ce rire est désormais ma récompense et je fais presque n’importe quoi pour l’entendre. C’est comme un de ces appareils qu’ils ont dans les fêtes foraines pour mesurer la force. On doit frapper avec un gros marteau sur une pointe et ça fait grimper le curseur sur une échelle graduée. Quand on est vraiment fort et qu’on enfonce la pointe jusqu’au bout, il y a une cloche qui sonne.
Son rire, c’est cette cloche-là. » (p. 118)

Jusqu’où des êtres que tout oppose sont-ils capables d’aller pour rejoindre l’autre? Peuvent-ils s’aimer et se comprendre durablement? Est-il possible pour Désirée – la citadine – et Benny – le paysan – d’envisager une vie commune, donc de renoncer à la vie qu’ils se sont construite, sans faire preuve d’abnégation? Telles sont les questions qu’aborde ce roman.

Sans (trop) verser dans le pur cliché, Katarina Mazetti traite ici d’un problème grave avec une légèreté et un humour  à la fois cru, subtil et mordant. De très nombreux passages de ce livre me restent en mémoire, et ce, pour mon plus grand plaisir !

En définitive, Le mec de la tombe d’à côté est un roman malin, jubilatoire, tendre, juste et addictif !

Un bon bol d’air frais !

Je remercie les gens sans qui je n’aurais jamais ouvert ce livre et le recommande à mon tour à ceux qui ne l’auraient encore découvert  ! :)

  1. Vous le comprendrez, c’est la tombe entretenue par Benny dont il est ici question. []
  2. J’exagère, mais ça m’amuse. []
  3. Hyperbolique aussi, n’est-il pas? ^^ []