Archive pour le Tag 'disparition'

Twist / Delphine Bertholon

:7:

« Ici, on dirait que je me regarde grandir et c’est pareil que de regarder l’herbe pousser : spécialement chiant. » (p. 64)

:resu:

Madison Etchart, onze ans, disparaît un jour à son retour de l’école…

Ce roman polyphonique fait place aux propos alternés de 3 protagonistes : Madison elle-même, sa mère Léonore et son professeur de tennis Stanislas.

Madison relate les circonstances de son enlèvement, ses conditions de séquestration, la personnalité de R. – celui qui la retient prisonnière au fond d’une cave de 9 m² – et les relations qu’elle entretient avec lui, mais aussi ses souvenirs, ses remords, ses envies.

« Maman me l’avait assez répété, de ne pas parler aux inconnus, de faire attention avec tous ces détraqués qui courent dans la nature mais là, pas une seconde ça ne m’avait traversé l’esprit. A cause de la bonne tête de R. avec sa chevelure d’éponge, sa voiture brillante, la jolie chatte à 3 couleurs dans la petite caisse, l’orage dément qui me coulait dessus et surtout – surtout – à cause de Stanislas. »

Léonore écrit en secret des lettres1 à sa fille pour mieux entretenir l’espoir de son retour prochain et se préserver elle-même de la folie qui, sans l’écriture, la dévorerait sans doute radicalement…

« Je voudrais qu’ils cessent de me regarder comme si tu étais morte !
Je te sens battre en moi, Madi.
Personne ne veut me croire, pourtant si tu étais morte, ma chérie, je le saurais. Mon cœur s’est arrêté mais le tien résonne dans mon ventre, très fort, comme un tambour. Tu es quelque part. Je ne sais ni où ni avec qui, mais tu es quelque part, debout sur tes deux jambes et la tête haute.
Je ne le crois pas, Madi. Je le sais. » (p. 44)

Stanislas – à qui Madison voue un amour obstiné en dépit de leur dix ans d’écart d’âge – évoque la situation affective dans laquelle il s’est emmuré volontairement avec Louison, une jeune femme libertaire, imprévisible et capricieuse…

« Je suppose que j’avais des prédispositions à la dépendance et ma relation avec Louison s’apparenta parfois au syndrome de Stockholm, expérience qui, toutes proportions gardées, me permet aujourd’hui de mieux comprendre l’histoire de Madison. L’amour et la haine sont des sentiments qu’il est aisé de confondre : l’un comme l’autre, ils n’ont aucune pitié. » (p. 172)

Tour à tour, chacun des intervenants exprime son ressenti face à sa situation et à l’attente…

:avis:

J’avais beaucoup apprécié L’effet Larsen de Delphine Bertholon, c’est pourquoi je me suis procuré Twist lors d’une expédition en bouquinerie. J’entendais simplement poursuivre la découverte de l’univers romanesque de cette auteure et n’avais pas d’attente particulière vis-à-vis de ce livre, c’est probablement la raison pour laquelle la sauce a si bien pris, mieux même qu’avec L’effet Larsen : j’ai failli adorer Twist !

Ce roman à trois voix ne trébuche pas là où d’autres romans s’étalent parfois : chaque narrateur a son propre mode d’expression et des résonances très différentes, comme si ce livre avait été écrit non par un seul auteur, mais par trois. A cet égard, Delphine Bertholon a, pour moi, maîtrisé la construction de son second roman avec brio.

Si je n’ai fait que frôler le coup de cœur, c’est parce que l’une des trois voix m’a nettement moins convaincue que les deux autres : bien que l’histoire de Stanislas ne soit pas sans aucun rapport avec celle de Madison, je n’y ai trouvé qu’un écho souvent trop lointain. J’ai été dérangée par sa narration plutôt plaintive et auto-centrée ainsi que par sa manière de s’exprimer, que ce soit à cause de son utilisation parfois inopportune du passé simple ou de l’emploi de certains mots crus.

Malgré ce bémol (l’unique !), les propos de Madison et de sa mère Léonore, très liés, charrient une grande force et m’ont tantôt bouleversée, tantôt émue2.

Les lettres de Léonore, généralement brèves, sont particulièrement tendres et poignantes. Quant à Madison, en dépit de quelques inévitables accès de désespoir, elle tient un discours étonnamment ironique et plein d’humour ! J’ai pris un énorme plaisir à lire ses réflexions, souvent caustiques, et ses remarques toujours plus audacieuses…

« Il avait serré ses doigts sur sa crosse de fusil, alors je lui ai demandé s’il chassait.
- Non, je trouve ça dégoûtant. C’est mal, de tuer les animaux.
- C’est vrai que le bien et le mal, vous en connaissez un rayon !
- Tu ne veux pas arrêter trente secondes? » (p. 261)

Par l’utilisation parfois excessive d’adverbes tels que « spécialement », « incroyablement », « extrêmement », d’expressions telles que « ça ne vaut pas tripette », « avoir le moral au fond des Converses » pour « avoir les semelles de plomb » [liste non exhaustive],  l’élocution de Madison m’a rappelé celle d’Oskar Schell – ce qui n’était pas pour me déplaire puisque les habitués de ce blog savent qu’il s’agit du personnage tant adoré de mon roman de chevet – ou, plus vaguement, celle de Holden Caulfield

« C’est ce qu’on appelle : SANS ISSUE. J’ai tout essayé. Manger, pas manger. Parler, pas parler. Bouger, pas bouger. Crier, pas crier. Être gentille, être méchante. Mais rien n’a fonctionné. Tout ce que je sais, c’est que je ne sortirai jamais d’ici, parce que c’est comme si je n’existais plus, et ça me propulse le moral au fin fond des Converses, plus profond que dans tout le reste de mon existence. » (p. 161)

Les cinq années durant lesquelles Madison est détenue observent progressivement le passage de l’enfance à l’adolescence. La façon dont la fillette s’exprime3 et réfléchit change, sa maturité grandit subrepticement au fil des pages, sans toutefois donner sur une vision plus pessimiste du monde. Malgré sa condition de prisonnière, Madison ne démord effectivement pas de son envie de croquer la vie à pleines dents. Brillante et pleine de ressources, elle s’efforce de résister à son « gentil dragon » avec finesse et dérision, en tentant de comprendre sa psychologie, de déceler ses failles, d’identifier ses mensonges et d’élaborer une stratégie en conséquence pour recouvrer sa liberté…

Bien que Twist mette en scène l’indicible cauchemar que redoute tout parent, Delphine Bertholon est parvenue à insuffler de la légèreté à son roman sans le rendre inconvenant4. Il s’agit là d’un roman à la fois drôle et touchant dont je vous recommande vivement la découverte !

« Quelquefois, il suffit de regarder les choses en face pour qu’elles commencent à exister.
Quelquefois, ce qui semble impossible est à portée de main.
Alors ton retour, ma grande : je le regarde en face.
Aujourd’hui, j’ai décidé de croire aux miracles. » (p. 391)

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Petit bac 2012, catégorie « Sport/Loisir » (9/11).

:SC: :BB:

  1. Lettres qui s’empilent chez elle à défaut d’adresse connue, bien entendu. []
  2. Le sexe qu’elles ont en commun avec l’auteure y est assurément pour quelque chose : rares sont les femmes qui parviennent à se mettre correctement dans la peau d’un homme à mon sens, et inversement. []
  3. Madison parvient à obtenir un dictionnaire encyclopédique, dont elle entame la lecture intégrale pour passer le temps. []
  4. Il faut savoir que Twist n’est pas non plus extrêmement violent : Madison a été kidnappée, mais elle a face à elle un malade pusillanime et pudibond, à la hauteur de qui elle peut se mesurer, et envers qui elle nourrit même parfois une certaine sympathie (et réciproquement). À aucun endroit, elle ne se fait agresser ni même violer, ce qui en soi n’est peut-être pas très réaliste… mais qui empêche ce livre d’être radicalement noir/sordide, trait qui aurait annulé la légèreté du roman, et aussi sa réussite ! []

Puisque rien ne dure / Laurence Tardieu

:7:

« Amarrés l’un à l’autre, nous n’en finissons pas de tomber »

:resu:

Ce roman raconte la douleur et l’éloignement d’un couple ayant perdu son unique enfant.

Au commencement du livre, nous sommes en 2005 et Vincent lit Geneviève, son ex compagne. D’une écriture malhabile, elle lui a adressé une lettre où elle lui demande de venir parce qu’elle est en train de mourir et qu’elle souhaite une ultime discussion…

Avant qu’il n’ait rejointe celle qu’il a aimée autrefois et qu’il n’a plus vue depuis quinze ans, les journaux intimes tenus par Geneviève en 1990 nous offrent – au milieu du récit – une incursion au cœur de la tragédie qui fut la leur : la disparition (l’enlèvement présumé) de Clara, leur petite fille, a creusé un fossé infranchissable entre Vincent et Geneviève. Meurtris par leur souffrance et leur façon inconciliable de la gérer, ces parents ont vogué vers un échec irrémédiable et précipité…

Laurence Tardieu relate ici les divergences qui ont mené ce couple à la séparation : la révolte et la résignation, le mutisme et la parole, l’enfouissement et la mémoire. Elle aborde aussi la fragile reconstruction de soi après pareil effondrement…

« Laura, tout à l’heure, au téléphone : « Tu parles comme si tu allais mourir. Tu verras, même si aujourd’hui tu ne peux pas encore l’envisager, la vie reprendra ses droits, tu recommenceras quelque chose… »
Elle se trompe. Elle n’a pas d’enfant, elle ne sait pas. Ma vie peut-être se prolongera, mais comme une prothèse sur un moignon : le bras n’est plus là, la chair n’est plus là. A la place, un bout de métal qui ne sent rien, ni le froid ni le chaud, ni la douleur ni les caresses. « Garanti incassable ». » (p. 63)

:avis:

Puisque rien ne dure ne livre rien de son contenu en surface. Du moins, s’il le fait, il le fait mal : un titre consensuel, une feuille de tilleul qui évoque la « gentille » forme d’un cœur, une quatrième pour le moins tronquée qui laisse n’importe quel acheteur envisager une bleuette souffreteuse et vibrante, ainsi qu’une étiquette racoleuse « sélection du prix des lecteurs » qui pue le marketing à plein nez.1

La première partie du livre m’a laissée un peu perplexe. J’ai tâté le terrain avec circonspection, ne sachant pas quel genre de roman à l’eau de rose j’entreprenais d’ingurgiter… Très peu éclairante sur le véritable sujet de l’histoire, cette partie s’accompagne d’un procédé franchement casse-pipe : c’est Vincent qui s’y exprime ; c’est donc une femme (l’auteure) qui se met dans la peau d’un homme (le narrateur). Un peu comme dans Bonheur fantôme, j’ai été parfois gênée par cette sensibilité très féminine qui émanait de la bouche d’un homme : ça manquait de crédibilité, paraissait vaguement surnaturel…

« Je me perds. Qu’on me sauve, je me perds. Qu’on me prenne dans les bras. » (p. 12)

Quand est arrivée la seconde partie, en revanche, celle écrite de la main de Geneviève, non seulement les choses se sont dessinées mais ont aussi pris du relief. La douleur de celle-ci m’a contaminée avec une exemplaire constance : versant des larmes à gros bouillons sans interruption de la page 60 à la page 1202, j’ai eu l’immense plaisir de constater que ce livre ne me laissait en aucun cas indifférente…

« Moi, ce que je connais de la mort, ce ne sont pas les corps peu à peu abîmés, dévastés : c’est le vertige du vide, la stupeur du rien, qui vous happe sans fin, à n’en plus finir. » (p. 79)

S’étalant largement sur le vide et le rien – mes sujets de prédilection quand j’ai le cafard -, ce roman m’a beaucoup touchée. La manière dont Laurence Tardieu exprime l’attente, le poids de l’absence, la solitude et son silence fait de cris m’est apparue comme profonde et belle.

Même si la dernière partie de ce livre m’a semblé un peu plus surjouée que le reste, j’ai, comme l’a très judicieusement décrit In Cold Blog, été charmée par ce « court roman dont le nombre de pages est inversement proportionnel à la charge émotionnelle ».

En dépit de ses arguments extérieurs fâcheusement mercantiles, ce récit intimiste mérite qu’on s’y attarde. Si comme moi, vous avez été las de compter les dernières lectures qui vous ont laissé passablement insensible, alors Puisque rien ne dure est pour vous. Je vous garantis des dodécanoeuds à la gorge, ça fait un bien fou !

:SC: :BB:

  1. C’est là que vous me demandez pourquoi j’ai fait l’acquisition de ce livre. Je ne sais pas. La résonance délicate du nom de l’auteure, peut-être? Laurence Tardieu. Il y a une promesse de lyrisme derrière la juxtaposition de ces voyelles et de ces consonnes, vous ne trouvez pas ? Trêve de divagations : j’ai dû lire la critique très positive de l’un de vous… []
  2. C’est-dire de la moitié du livre à sa fin. []

Thérapie / Sebastian Fitzek

:6:

« La vérité est comme un puzzle [...] [:] elle ne peut apparaître qu’une fois que tous les morceaux de la mosaïque ont été assemblés »

:resu:

Josy, l’enfant adorée du psychiatre Viktor Larenz, souffre de symptômes graves dont aucun médecin ne parvient à déceler les causes.

Alors que Larenz conduit sa fille chez un énième spécialiste dans l’espoir d’enfin parvenir à soigner son étrange maladie, celle-ci disparaît subitement.

Quatre années plus tard, Larenz n’est pas remis de la disparition de Josy et se retire dans sa résidence secondaire sur l’île de Parkum. Il y rencontre une étrange jeune femme répondant au nom d’Anna Spiegel.

Anna se dit schizophrène et souhaite que Larenz la prenne pour patiente alors que celui-ci n’a plus pratiqué depuis que sa fille s’est évanouie dans la nature…

En dépit de son ferme refus de la soigner, Anna, entêtée, va tout de même parvenir à glisser au psychiatre la nature de son problème : elle affirme que les personnages des livres qu’elle écrit prennent systématiquement vie sous ses yeux…

Lorsque Anna prétend avoir été poursuivie par le personnage de l’un de ses romans avortés, une enfant souffrant d’une curieuse maladie qu’aucun médecin ne parvenait à identifier ni soigner, Viktor aspire furieusement à entendre la suite de cette histoire qui lui évoque celle de sa fille…

Les jours passent. Le temps se ternit, virant à la tempête et coupant les habitants de l’île du reste du monde. Viktor s’affaiblit vite et fort et les apparitions de l’insaisissable Anna sont toujours plus inquiétantes. De surcroît, le maire de l’île n’a pas manqué de prévenir Larenz de la menace que représentait cette étrangère : elle est arrivée sur les lieux en proférant de sombres menaces à l’intention du psychiatre…

Voici l’histoire que commence à relater Larenz à son confrère, le docteur Martin Roth, tandis qu’il séjourne dans un hôpital psychiatrique où il est sanglé et surveillé de près…

Pourquoi Josy a-t-elle disparu? Qui est Anna Spiegel? Quelles sont ses intentions? A-t-elle à voir avec la volatilisation de Josy? Pourquoi Viktor Larenz est-il aujourd’hui enfermé dans une clinique spécialisée? Telles sont les questions qui rythment ce tortueux thriller…
:avis:

Je ne suis pas amatrice de thrillers, mais le résumé de celui-ci m’avait tentée en raison de son intrigue psychologique.

En dépit du fait que ce livre soit plutôt bien ficelé1 et qu’il parvienne à tenir le lecteur en haleine au moyen d’un suspense durable et de nombreux rebondissements, ce n’est pas Sebastian Fitzek qui fera de moi une adepte des thrillers psychologiques…

Ce que j’ai avant tout à reprocher à Thérapie tient dans le style de l’écrivain2
Je lui ai trouvé, surtout dans les premiers chapitres, une fâcheuse tendance à vouloir en faire trop.

Sebastian Fitzek prend en effet grand plaisir à mettre en italique certains passages, pas seulement pour signifier que Larenz pense mais pour mettre en évidence les curiosités de l’intrigue au cas où le lecteur n’aurait pas pointé lui-même la présence de troublantes anomalies

« Viktor cligna des yeux et lorsqu’il vit de nouveau clair, il lut dans le regard d’Anna quelque chose qu’il ne put s’expliquer. Puis une certitude s’imposa à lui : il la connaissait. » (p. 74)

Aussi, j’ai déploré l’emploi de phrases très dispensables qui ont probablement pour but de renforcer le suspense, mais qui donnent de nouveau une impression de roulement de tambour : effet qui n’a pas manqué de faire bruyamment soupirer la lectrice que je suis :

« Quatre jours devaient encore s’écouler avant qu’il apprît la vérité. À un moment où, malheureusement, il serait déjà trop tard pour lui. »

Heureusement, l’auteur espace l’utilisation de ce procédé à mesure que le récit progresse…

Ce qui ne l’empêche pas de m’avoir ennuyée à coups d’autres maladresses.
J’ai noté ce passage que j’ai trouvé bancal et grotesque…

« - Ce qui est sûr, c’est qu’il y avait une église orthodoxe sur une butte au milieu de la forêt. Ensuite, nous avons passé un pont et, après avoir suivi la route pendant un moment, nous avons pris un chemin qui pénétrait dans la forêt.
- Mais c’est…
- A peu près un kilomètre plus loin, nous nous sommes arrêtées dans une petite clairière où j’ai garé la voiture.
- Mais c’est impossible… » (p. 90)

Est-ce parce que les phrases bateau de type « Mais c’est impossible » (en italique, de surcroît) devraient être proscrites de tout roman? Toujours est-il que cet extrait par excellence est l’un des premiers du livre qui m’ait fait véritablement frissonner (to thrill), … sans doute pas, hélas, pour les « bonnes » raisons…

Enfin (après j’arrête de faire la mauvaise !), l’auteur emploie à plusieurs endroits cette phrase à l’identique ou à peu de choses près, ce qui se révèle devenir rapidement insupportable :

« Il avait espéré trouver enfin des réponses mais tout semblait devenir de plus en plus confus. » (p. 251)

C’est sans compter ce genre de passage, qui n’a rien fait de mieux que m’évoquer le sketch de Jean-Marie Bigard où il déclare « je ne vais plus voir les films d’horreur au cinéma, on nous prend trop pour des cons. »
J’ai en l’occurrence l’impression d’être prise pour une conne quand je lis…

« Sans prêter attention aux pas qui résonnaient derrière lui, Viktor tourna la page et poursuivit sa lecture [...]. » (p. 251)

[J'en ai à présent fini de rouspéter à qui mieux mieux ! J'en viens donc aux éléments qui fonctionnent...]

Malgré tout, je ne nie pas que le style de Fitzek demeure globalement efficace. J’ai beau avoir soupiré et grommelé par endroits, l’histoire a suscité mon intérêt et j’ai achevé ce roman en apnée, désireuse, comme de nombreux autres lecteurs, d’apprendre le fin mot de l’histoire.

J’ai apprécié l’ambiance cauchemardesque du livre, parfaitement rendue, où l’on découvre un Viktor Larenz s’épuiser trop rapidement dans un décor venteux, glacé et spectaculaire qui évoque celui de Shutter Island.

Une lecture plaisante et bien pensée malgré quelques trébuchements.

.

Merci à Lalou de m’avoir fait cadeau de ce roman.

.

Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec Petite Fleur et dans le cadre du challenge Psy organisé par the Book addictes !

  1. Enfin, pas si bien que cela, si l’on en croit cette expérience authentiquement vécue : je partage avec mon compagnon la progression de l’intrigue de Thérapie alors que j’en suis à la 100e page environ et ce dernier, en époustouflant visionnaire, parvient à supposer ce qui s’avèrera être le véritable dénouement de l’histoire alors que, non, il ne lit pas mes livres en secret ! []
  2. Dans le style de l’écrivain ou du traducteur ? []