Archive pour le Tag 'dépression'

Tout est dans la tête / Alastair Campbell

:5:

« Qui donc les psychiatres allaient-ils voir quand ils sentaient leur cervelle flancher ? » (p. 211)

:resu:

Ce roman se décline sur quatre jours. Le vendredi, Martin Sturrock, psychiatre, reçoit ses patients. Ainsi, on découvre l’histoire de David Temple, dépressif de haut niveau ; d’Emily Parks qui ne supporte plus ni son image ni ses conditions de vie depuis qu’elle a été brûlée au quatrième ou cinquième degré ; d’Arta Mehmeti, une réfugiée qui s’est fait violer chez elle tandis que sa petite fille était retenue dans la pièce d’à côté, et qui ne connaît depuis lors que des nuits sans repos ; de Matthew Noble, taxé de dépendant sexuel par sa femme Celia après qu’elle ait découvert ses humeurs volages ; de Hafsatu Sesay, une prostituée mal dans sa peau, et de Ralph Hall, ministre de la santé souffrant d’un alcoolisme enclin à ravager les fondations de son existence…

Ce vendredi – amorcé dès le matin par l’annonce du décès de sa tante Jessica dont il doit rédiger à contrecœur l’éloge funèbre – se détériore d’heure en heure pour Martin Sturrock. Voyant repartir ses patients tantôt fâchés, tantôt impassibles, le docteur, impuissant, sent progressivement son énergie le déserter… Tel le cordonnier mal chaussé, ce psychiatre ne mène pas une vie de famille tranquille et sans heurts. Aussi, les personnes de son entourage sont loin de se douter que la solitude le dévore et qu’il devient, comme une partie de sa clientèle, peu à peu la proie d’une grave dépression…

« Tous ces gens, c’était comme une famille pour lui, sa famille, il en avait la charge, et il n’y en avait aucun qu’il ait bien servi. » (p. 318)

:avis:

Les critiques très optimistes d’Anne et Manu au sujet de ce livre m’ont donné très envie de le découvrir… Toutefois, mon enthousiasme est loin d’avoir rencontré le leur.

Amatrice de romans où la psychologie des personnages est finement étudiée, j’imaginais trouver ici matière à passer un agréable moment. Or, je ne suis pas parvenue à éprouver d’attachement à l’égard des protagonistes, sans doute en raison de leur nombre, de la furtivité des chapitres où il est permis au lecteur de faire leur connaissance, et de leur absence de lien1 les uns avec les autres.

Étonnamment, celui pour qui j’ai peut-être éprouvé le moins d’empathie fut le psychiatre, dont le mental m’agaçait déjà dès les premières pages.
Après avoir vécu un quotidien aux côtés d’une personne souffrant de dépression, je n’étais peut-être tout simplement pas disposée à revivre ça. Peut-être aurais-je voulu que l’auteur me conduise de façon irréaliste à éprouver une compassion naturelle à l’égard de son personnage principal. Et pourtant, je crois que ce qui m’a vraiment posé problème, c’est qu’il ne creuse pas assez loin : bien qu’Alastair Campbell ait manifestement lui-même souffert de cette maladie, il m’a semblé qu’il prenait des raccourcis regrettables en préférant se répéter plutôt que d’épaissir l’enfer de la dépression ponctuellement.

En dépit de certains passages perspicaces et plaisamment formulés, Tout est dans la tête est un roman dont j’attendais davantage de profondeur ou d’intimisme, ce qu’à regret je n’ai pas le sentiment d’avoir trouvé.

« Il y a des moments, dans notre vie, où nous avons l’impression de compter plus que les autres. [...] Mais à n’importe quel moment de notre vie, si je mourais, si vous mouriez, le monde continuerait sans vous. Il n’y a aucune place sur terre qui ne pourrait pas être occupée par d’autres demain. » (p. 310)

Offrant une fin ô combien prévisible et un style impropre à me charmer, ce livre que j’ai mis, faute de satisfaction, près de quinze jours à terminer m’a, vous l’aurez compris, assez peu convaincue…

« Mais lorsque, la veille, il avait senti Celia s’approcher tout doucement de lui, qu’il avait senti sa cuisse contre la sienne et ses bras autour de ses épaules, il aurait été mesquin de montrer autre chose que de la surprise et du plaisir. Elle l’avait fait rouler sur le dos, position dans laquelle il était resté puisque, là encore, elle prenait visiblement plaisir à être aux commandes. C’était peut-être la surprise et le plaisir de savoir que son mariage reprenait une sorte de service normal qui l’avait conduit à jouir beaucoup trop tôt. » (p. 154)

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Psy (4/4).

:SC: :BB:

  1. Si ce n’est Sturrock. []

La cloche de détresse / Sylvia Plath

:6:

:resu:

Esther Greenwood, jeune américaine issue d’une famille plus que modeste, remporte un prix littéraire. A la suite de ce succès, elle et onze autres lauréates se rendent à New York pour un luxueux séjour. Cette vie-là, caractérisée par le faste, les dîners mondains, les bals huppés et autres frivolités ne convaincra guère la narratrice.
Dès le début du roman, son malaise s’avère perceptible. Esther n’est clairement pas dans les mêmes dispositions d’esprit que ses compagnes :

« Il y en aurait pour dire : « Regardez ce qui arrive dans ce pays. Une fille vit pendant dix-neuf ans  dans une ville  perdue, elle est tellement pauvre qu’elle ne peut même pas se payer un magazine, et puis elle reçoit une bourse  pour aller au collège, elle gagne un prix ici, remporte un concours là, et elle finit aux commandes de New York, comme s’il s’agissait de sa propre voiture. »
Seulement, je ne contrôlais rien du tout. Je ne me contrôlais même pas moi-même. Je ne faisais que cahoter comme un trolleybus engourdi, de mon hôtel au bureau, du bureau à des soirées, puis des soirées à l’hôtel et de nouveau au bureau. Je suppose que j’aurais dû être emballée comme les autres filles, mais je n’arrivais même pas à réagir. Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l’œil d’une tornade qui se déplace tristement au milieu du chaos généralisé. » (p. 12)

Esther met en question ses aspirations, s’interroge sur ses ambitions tant affectives1 que professionnelles. Désirant tout et son contraire, elle souffre de ne pas y voir clair…

« Si c’est être névrosée que de vouloir au même moment deux choses qui s’excluent mutuellement, alors je suis névrosée jusqu’à l’os. Je naviguerai toute ma vie entre deux choses qui s’excluent mutuellement… » (p. 105)

« Je voyais ma vie se ramifier devant mes yeux comme le figuier de l’histoire. Au bout de chaque branche, comme une grosse figue violacée, fleurissait un avenir merveilleux. [...]. Je me voyais assise sur la fourche d’un figuier, mourant de faim, simplement parce que je ne parvenais pas à choisir quelle figue j’allais manger. Je les voulais toutes, seulement en choisir une signifiait perdre toutes les autres, et assise là, incapable de me décider, les figues commençaient à pourrir, à noircir et une à une elles éclataient entre mes pieds sur le sol. » (p. 88)

Embourbée dans un marasme introspectif qui ne fait que s’amplifier à mesure que le récit progresse, la narratrice bascule lorsque, de retour à sa ville résidentielle (Boston), sa mère lui apprend qu’elle n’a pas été retenue pour poursuivre des études de lettres : c’est pour elle un rêve qui s’évanouit…

« J’ai commencé à additionner toutes les choses que je ne savais pas faire. » (p. 86)

Submergée de frustrations, Esther va perdre le contrôle d’elle-même, mais les électrochocs ne seront pas la réponse à ses insomnies et à l’étrangeté de son comportement…  Après plusieurs tentatives de suicide, la jeune fille sera accueillie au sein d’un hôpital psychiatrique…
:avis:

Les critiques littéraires, à la sortie de ce livre en 1963, ont rapproché Esther Greenwood de Holden Caulfield, le narrateur de L’Attrape coeurs (1951). S’il s’agit dans les deux cas de romans initiatiques, j’ai trouvé que ces fictions n’avaient que très peu de choses en commun2 et que le roman de Sylvia Plath avait moins vieilli que celui de J. D. Salinger.

Tom Wolfe

D’ailleurs, La cloche de détresse m’a franchement rappelé Moi, Charlotte Simmons (2004), mais sans le patois ‘fuck’ qu’y use et abuse Tom Wolfe3. En effet, lorsqu’Esther et son amie Doreen choisissent d’échapper aux strass et paillettes de leur cérémonieux voyage pour aller à la rencontre d’un monde opposé – fruste et pervers -, c’est à une jeunesse vaguement décadente que nous avons alors affaire…  Toutefois, Sylvia Plath ne poursuit assurément pas les mêmes objectifs que l’Américain aux vestons blancs. Elle nous laisse découvrir un personnage riche en nuances, sans excès, et éminemment humain. C’est, avec elle, fondamentalement la question de l’être qui se pose, et non celle du paraître…

Lorsque Esther regagne Boston, le désœuvrement laisse place à la panique : Esther reste vêtue durant trois semaines de l’élégante tenue que lui avait donné l’une de ses camarades à New York et ne trouve plus ni le sommeil, ni l’appétit, ni la concentration. Cet affaiblissement progressif se traduit, dans le livre, par une modification stylistique : Esther recourt de plus en plus aux ellipses/flash back et se disperse continuellement. Bien qu’il s’agisse d’une démarche perspicace pour témoigner de la confusion qui l’habite, j’avoue avoir commencé à perdre moi-même les pédales dès lors que j’ai vu Esther à ce point se diviser…

C’est pour cette raison que je n’ai pas pu savourer la deuxième partie du roman comme la première.
Cependant, je n’en suis pas restée là : l’insatisfaction s’est dissipée en faveur d’un sentiment nettement plus optimiste grâce aux critiques de Lilly, Chiffonnette, à l’analyse du Buzz littéraire, et à la lecture morcelée de cet ouvrage. Tous ont en effet retranscrit des extraits du livre et c’est en redécouvrant isolément les plusieurs passages qui les avaient marqués eux que j’ai moi-même été percutée par la force du roman.

J’ai lu dans les mots d’Esther Greenwood mes propres passages à vide…

« Je voyais les années de ma vie jalonner une route comme des poteaux télégraphiques, reliés les uns aux autres par des fils. J’en ai compté un, deux, trois… dix-neuf poteaux mais après… les fils dansaient dans le vide. Malgré tous mes efforts, je ne voyais pas de poteau après le dix-neuvième. » (p. 135)

C’est donc en deux temps que s’est forgée mon opinion. J’ai initialement été déçue par ce livre jusqu’à ce que les avis et analyses de lecteurs tiers m’aident à revoir mon jugement.

Au final, La cloche de détresse m’apparait comme une fiction frappante autant que troublante. Ce spleen dont Esther est la proie et qui n’est la cause de presque rien – que l’on qualifierait volontiers d’anodin – pourrait être en effet celui de n’importe qui. De même, ce roman est une démonstration subtile de la fragilité des Hommes et donc de la facilité à laquelle tout un chacun peut sombrer subrepticement, vertigineusement vite et bas.

Le parcours d’Esther, c’est aussi celui de Sylvia4. Ce roman ne peut donc qu’appeler à la réflexion et avoir une résonance.

C’est un livre vrai.

Cette lecture rentre dans le cadre du challenge « 100 ans de littérature américaine ed. 2011″ et du challenge « Petit bac« , catégorie « objet » (2/7)

  1. Son célibat, sa virginité, son futur rôle d’épouse et l’éventuelle maternité qui ne l’enthousiasme en rien. []
  2. Esther et Holden n’ont pas le même âge, pas la même maturité, pas la même façon d’exprimer leur malaise, et leur abattement m’a semblé très inégal : les extrêmes atteints par Esther constituent d’ailleurs – à mon sens – des indicateurs quant à l’acuité de sa souffrance… []
  3. Par l’absence de grossièretés, La cloche de détresse s’est avérée être pour moi une lecture bien plus agréable et distinguée. []
  4. L’auteure témoigne dans ce livre de sa propre vie. Elle s’est donné la mort à l’âge de 31 ans… []

Des vents contraires / Olivier Adam

:3:

:resu:

Plus d’un an après la disparition de sa compagne Sarah, Paul et ses enfants – Manon et Clément – partent vivre à Saint Malo. Si ce départ représente un moyen de commencer une vie nouvelle, c’est avant tout pour Paul une solution provisoire pour arrondir ses fins de mois : écrivain et sans contrat depuis un certain temps, ce père entend accorder à sa progéniture une vie décente. Pour ce faire, il n’a que son frère et sa belle-sœur sur qui compter. Alex et Nadine ont en effet repris l’entreprise parentale d’auto-école. Le récit commence donc là où s’amorce la nouvelle vie de Paul, en tant que moniteur auto-école. Nous découvrons son quotidien, ses rencontres, ses souvenirs, ses sentiments, sa solitude, ses errances et l’amour inconditionnel qu’il porte à ses deux enfants…
:avis: .

Des vents contraires a pour moi été une très vive déception. Le fond autant que la forme ne m’ont pas du tout convaincue.

Une mère disparue subitement depuis près d’un an, un père abattu et dans un équilibre financier précaire avec deux enfants à charge : l’ampleur dramatique de la trame initiale du roman est déjà corsée à la base mais l’auteur ne s’en est visiblement pas satisfait… Si vous faites votre marché en vue d’affaires intéressantes, notez qu’Olivier Adam nous offre ici très généreusement dix tragédies pour le prix d’une.

Toutes les personnes que rencontre Paul pâtissent en effet d’un sort suffisamment sombre et pesant que pour faire l’objet d’un roman à elles seules. A titre exemplatif, voici quelques cas : un ex-taulard ayant dealé à qui on a retiré le droit de voir son fils et qui en souffre ; une jeune fille colérique dont on apprend que le beau-père est rude et injuste avec elle et qui disparait ; un individu qui a renié sa descendance étant jeune et qui est, deux ou trois décennies plus tard, incapable de corriger son erreur en se faisant connaître de sa propre fille, …

Ces premiers éléments mélodramatiques ne constituent que l’univers périphérique de Paul, mais le narrateur en personne (c’est-à-dire Paul) est de loin le plus enclin à générer le pathos et à susciter l’irritation. Il m’est effectivement apparu comme un homme assez irresponsable. Le fait qu’il s’occupe de deux jeunes enfants rend ce défaut d’autant plus insupportable…

Illustrons :

- Paul souffre d’alcoolisme1
- Paul se traîne et s’endort dans les dunes au lieu de se rendre sur son lieu de travail,
- Paul « baise »2 sa voisine Isabelle qu’il connaît depuis environ deux heures dans sa maison à elle sans avoir prévenu ses mouflets à tout casser âgés de 5 et 9 ans de son absence (peut-on seulement concevoir de laisser sans surveillance des rejetons quand on sait que la cadette est asthmatique et devenue abandonnique par la force des choses?),

« Manon ne cessait de pleurer et de réclamer sa mère, elle hurlait et s’étouffait, passait d’une crise de larmes à une crise d’asthme et refusait d’aller à l’école. Quant à Clément, il n’ouvrait pas la bouche et ne répondait plus à mes questions que par des hochements de tête absents et indéchiffrables. »3 (p. 96)

- Paul n’a pas le permis (mais il est moniteur auto-école : cherchez l’erreur!)
- Paul protège les repris de justice, ment à la police, accepte tous les caprices de ses apprenants sans broncher, ainsi que les humeurs dévastatrices de Mme Désiles, l’institutrice de Manon…

Au milieu de ce déluge de bêtises, des descriptions de paysages maritimes et évocations de ce vent qui fouette le visage décorent l’intrigue… ou ne font que l’alourdir un peu plus. Entre nous, comme on se fout de la mer, de la pluie, de la neige et du beau temps, on lit en diagonale, ce qui nous permet d’échapper peut-être à l’éventualité de lire une treizième fois le verbe gueuler dans le texte4. (A noter que je m’étais déjà plainte de la répétition de ce terme en lisant Les Déferlantes de Claudie Gallay, faut-il croire que les Français du Nord l’affectionnent particulièrement?)

- Il est où Clément? Elle a fait d’une voix candide.
Juchée là-haut, elle promenait son regard autour de nous en chantonnant, à part la mer zébrée d’écume et l’infinie succession de plages et de falaises il n’y avait rien, en bas les fulmars rasaient l’air dans la lumière déclinante. Alex et Nadine se sont décollés. Eux non plus n’avaient pas la moindre idée d’où avait pu passer le gamin. J’ai gueulé son nom et ma voix s’est perdue dans le bruit du ressac, à peine sortie de bouche, elle s’y noyait, engloutie et fracassée. Tout le monde s’y est mis avec moi, on a hurlé comme ça pendant deux minutes mais rien ni personne n’a répondu, le vent sifflait et les goélands poussaient des cris paniqués. J’ai posé la petite sur le sol, je l’ai confiée à Nadine et avec Alex on est partis à sa recherche, lui vers l’est et moi vers l’ouest, on commençait à ne plus voir grand chose et la mer faisait un boucan terrible, à croire que quelqu’un avait monté le volume une fois le soleil enfui. Un lapin a surgi des fourrés, il a détalé vers le large et je me suis demandé où il allait trouver refuge, s’il allait se planquer derrière un rocher ou se jeter dans le vide5, je marchais en gueulant Clément et je sentais mes tempes battre comme des mitraillettes sous la peau. (p. 148-149)

De bout en bout, ce livre m’a paru platement désespérant.

Même la fin n’arrange rien. Le mystère de la disparition de Sarah est pulvérisé, ça ne procure rien, ni chaud ni froid. Paul pète une durite, je ne spolie pas l’objet de son hallucination mais il y est question d’une histoire de « queue » (sic, hein, je ne me permettrais pas !) qui ne fait que confirmer le chaos de ce roman…

Bref, ce livre m’est apparu comme lent, lourd, geignard et creux. Infiniment creux.

Sur la blogosphère, les critiques positives ont foisonné à son propos, mais nous sommes au moins trois à ne pas l’avoir bien digéré. Voici donc par ailleurs la critique du Livraire, et celle d’Yspadadden, analogues à la mienne…

Des vents contraires a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec Nina, qui devrait sans doute très bientôt nous faire part de son avis :)

  1. - Un peu d’empathie, Reka, que Diable ! Il a perdu sa femme !
    - Oui mais il a deux enfants en bas âge. []
  2. En 283 pages, Olivier Adam ne semble connaître aucun synonyme à ce vocable même lorsqu’il se remémore l’amour avec Sarah, la mère de ses enfants. Il nourrit par ailleurs une affection manifeste pour le mot « queue ». []
  3. Fallait-il que je le précise, l’emphase émane AUSSI du comportement des enfants, puisqu’il suinte de partout… []
  4. Je vous promets avoir lu ce mot pas moins de 12 fois, j’ai compté! []
  5. Toute amie voire amoureuse des animaux que je sois, comment peut-on se questionner sur le destin d’un petit lapin quand son propre fils s’est volatilisé et qu’il souffle un tel vent qu’on y voit plus rien – je vous le demande – ? []