
Eleni, femme de chambre dans un hôtel grec, se laisse porter par une vie familiale terne et sans saveur. D’un tempérament flegmatique, peu ambitieux et rêveur, cette dernière va bientôt s’animer en découvrant, dans la chambre d’un jeune couple parisien, un grand échiquier où s’étale une partie inachevée.
Eleni, vivifiée à la vue de ce jeu, s’enthousiasme à l’idée d’en offrir un à son époux Panis à l’occasion de son anniversaire. Confrontée à l’évidente indifférence de ce dernier pour son cadeau, cette femme va entreprendre d’assimiler les règles du jeu seule et en cachette de tous. Peu à peu, va naître en elle une passion pour les échecs, passion qui indisposera violemment Panis une fois averti de la nouvelle…
J’ai cru que ce roman pourrait me plaire puisqu’il abordait une thématique afférente à celle de La fenêtre panoramique, à savoir, la routine familiale. Cependant, ce livre est loin de traiter le sujet de la même manière… Pour commencer, l’univers psychologique des personnages est extrêmement moins fouillé dans La joueuse d’échecs que dans le roman de Richard Yates…
Les romans qui proposent des aventures sans creuser la personnalité des personnages ont généralement propension à me lasser, ce qui fut royalement le cas de celui-ci.
Ce récit m’a paru lent1 et insipide à l’image de l’Eleni qu’il nous est permis de rencontrer au début du livre. Malheureusement, sa petite résistance révolutionnaire (à l’égard de son mari, mais aussi de tout son village qui, un peu comme dans La Méthode Mila, demeure résolument réfractaire aux dispositions intelligentes et aux penchants culturels – Quelle idée !) ne permet en rien au roman de s’élever.
Ce fut une lecture pour laquelle mes yeux n’ont daigné faire qu’effleurer chaque page dès la moitié du livre…
Avant de commencer le roman, je m’enthousiasmais à l’idée de visionner le film La joueuse récemment adapté par Caroline Bottaro, mais à présent, j’ai grand mal à visualiser Sandrine Bonnaire dans la peau d’Eleni… Pour l’avoir vue jouer à plusieurs reprises le rôle de personnages anxieux, nerveux, et presque trop dynamiques, je ne trouve pas que l’actrice et la joueuse d’échecs puissent faire un à l’écran…
Je tâcherai tout de même de me procurer le film de manière à rendre cette idée concevable…
Et vous, qu’en avez-vous pensé?
- La joueuse d’échecs est un livre truffé d’imparfaits, ce qui rend la progression du livre infiniment lente et éreintante… [↩]




Vous avez dit…