Archive pour le Tag 'clivage social'

La ferme des animaux / George Orwell

:7:

« Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres. » (p. 104)

:resu:

Sage l’Ancien, le doyen des cochons de la Ferme du Manoir, rassemble un soir les animaux de la ferme afin de leur faire part du rêve qu’il a fait la veille… Il y décrit un monde où les animaux seraient libérés de la présence des hommes et de leurs fouets, pourraient profiter eux-mêmes du fruit de leur labeur, ne plus s’esclavager, etc.

« Camarades, est-ce que ce n’est pas clair comme de l’eau de roche? Tous les maux de notre vie sont dus à l’Homme, notre tyran. Débarrassons-nous de l’Homme, et nôtre sera le produit de notre travail. C’est presque du jour au lendemain que nous pourrions devenir libres et riches. A cette fin, que faut-il? Eh bien, travailler de jour et de nuit, corps et âme, à renverser la race des hommes. C’est là mon message, camarades. Soulevons-nous ! » (p. 12)

Peu de temps après ce discours, Sage l’Ancien s’éteint, en ayant éveillé en chacun des animaux de la ferme, l’espoir que se réalise un jour le rêve de leur aîné.

Un jour, le fermier (Mr. Jones) et ses ouvriers omettent de nourrir les animaux. Affamés, ceux-ci se révoltent en attaquant et faisant fuir les exploitants de la ferme, s’insurgeant comme Sage l’Ancien le leur avait exhorté. Dès lors, la Ferme du manoir est renommée Ferme des animaux. Les bêtes y élisent de nouveaux dirigeants, intellectuellement supérieurs : deux cochons, Boule de Neige et Napoléon, secondés par un troisième, Brille-Babil, remarquable orateur.

Les cochons instaurent sept principes définissant un nouveau système politique dérivé de la démocratie appelé l’Animalisme. Les règles se veulent au départ égalitaires et progressistes… Mais Napoléon – le machiavélique – et Boule de Neige – le pacifiste – ne sont que rarement d’accord…

Bientôt, Napoléon se retrouve seul à la tête de la ferme et détourne peu à peu les principes de l’Animalisme, conduisant insidieusement les animaux de la ferme vers un régime de plus en plus totalitaire. Alors qu’il orchestre le fonctionnement agricole d’une main de fer en imposant aux autres des mesures de plus en plus drastiques et qu’il en profite lui-même grassement avec d’autres cochons forcément préservés en raison de leur nature porcine, les animaux travaillent avec obstination et parfois frénésie, s’usant jusqu’à l’effondrement…

« Le bonheur le plus vrai, déclarait-il, réside dans le travail opiniâtre et l’existence frugale. » (p. 100)

:avis:

La ferme des animaux rappelle sans nul doute 1984 par son subtil traitement du totalitarisme.

George Orwell développe ici avec beaucoup de finesse les nombreux rouages des régimes autoritaires : éviction des leaders au profit d’un seul, propagande, culte de la personnalité, modification du passé, désinformation, désignation d’un traître (bouc émissaire), appui clérical (l’.« opium du peuple »), …

« .« Là-haut, camarades – affirmait-il [Moïse, le corbeau] d’un ton solennel, en pointant vers le ciel son bec imposant -, de l’autre côté du nuage sombre, là se trouve  la Montagne de Sucrecandi. C’est l’heureuse contrée où, pauvres animaux que nous sommes, nous nous reposerons à jamais de nos peines. » Il allait jusqu’à prétendre s’y être posé un jour qu’il avait volé très, très haut. Et là il avait vu, à l’en croire, un gâteau tout rond fait de bonnes graines (comme les animaux n’en mangent pas beaucoup en ce bas monde), et des morceaux de sucre qui poussent à même les haies, et jusqu’aux champs de trèfle éternel.  Bien des animaux l’en croyaient. Nos vies présentes, se disaient-ils, sont vouées à la peine et à la faim. Qu’un monde meilleur doit exister quelque part, cela n’est-il pas équitable et juste ? » (p. 92)

… Mais il aborde aussi le comportement des masses face à un tel régime politique, ainsi que la famine et l’épuisement auxquels elles sont soumises…

« A la vérité, Jones avec tout ce qu’il avait représenté ne leur rappelait plus grand-chose. Ils savaient bien la rudesse de leur vie à présent, et que souvent ils avaient faim et souvent froid, et qu’en dehors des heures de sommeil le plus souvent ils étaient à trimer. Mais sans doute ç’avait été pire dans les anciens temps, ils étaient contents de le croire. En outre, ils étaient esclaves alors, mais maintenant ils étaient libres, ce qui changeait tout, ainsi que Brille-Babil ne manquait jamais de le souligner. » (p. 88)

Plus précisément, cette fable politique se veut dénoncer le régime stalinien, et elle le fait de manière très abordable et perspicace.

En ce qui me concerne, je déplore toujours mes lacunes en histoire contemporaine1, qui m’ont une fois de plus empêchée de comprendre certaines analogies et caricatures (ex : voir Lénine ou Marx en Sage l’Ancien, Trotski en Boule de Neige, le Tsar Nicolas II en Mr. Jones, Churchill et Hitler dans les voisins fermiers qui entourent La ferme des animaux, …). Toutefois, les métaphores liées aux mécanismes du régime se veulent évidentes et suscitent immanquablement la réflexion.

Bien que 1984 soit à mon sens plus plaisant en raison de son genre (un roman VS une fable) mais aussi plus marquant par son absence totale d’issue et donc par sa violence, La ferme des animaux est un récit tout aussi intelligent, qui se distingue par sa capacité d’éveil et d’apprentissage. En outre, il déstabilise et irrite par l’injustice qui en émane. Bref, il produit son petit effet avec beaucoup d’habileté, ne laissant en aucun cas le lecteur indifférent…

Satire brève, facile et ludique par les figures animalières qu’elle met en scène, La ferme de animaux est un classique qui ne laisse rien au hasard et mérite vraiment le détour. Une fable brillante, clairvoyante et instructive à mettre dans les mains des plus jeunes et des moins jeunes pour forcer à la réflexion et renforcer l’esprit critique !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Petit bac 2012, catégorie « gros mot » (8/11).

:SC: :BB:

  1. Si vous avez des références bibliographiques accessibles et non rébarbatives à me proposer, je suis preneuse ! []

La voleuse de livres / Markus Zusak

:7:

« Vous me direz que je [la Mort] fais mes tournées de toute façon, quelle que soit l’année, mais parfois l’espèce humaine aime accélérer les choses. » (p. 356)

:resu:

Le roman s’ouvre sur une Allemagne âpre et hostile : nous sommes en 1939, Adolf Hitler arbore déjà le titre de Führer…

Au cœur de Munich, Liesel Meminger, une petite Allemande âgée de neuf ans, voit son jeune frère mourir devant elle et est ensuite arrachée à sa mère. Entre les deux, un livre ramassé marquera pour la fillette le dernier vestige de son enfance subitement fauchée.

Liesel rejoint la ville de Molching où elle est accueillie par ses parents nourriciers, Rosa et Hans Hubermann. Les relations entre l’enfant et Rosa ne sont pas simples au départ, mais Hans, attentif et généreux, apporte sur-le-champ à Liesel le réconfort dont elle a besoin.

Devenue confiante, cette dernière relate à son père adoptif ses mésaventures. Bien qu’incertain en lecture, Hans lui apprend à lire pour découvrir le contenu de l’ouvrage cueilli précédemment, qui rappelle à la fillette sa vie d’avant…

Les mots deviennent peu à peu pour Liesel une passion et un moyen de subsister… Mais au sein de l’Allemagne nazie, c’est une forme de résistance que de lire autre chose que Mein Kampf, que de récolter sous les flammes les ouvrages en train de se consumer et de multiplier sous d’autres formes les larcins de papier…

La voleuse de livres raconte le parcours de Liesel Meminger : sa relation avec les Hubermann, avec son fidèle ami Rudy Steiner, avec ses voisins, et son ami défendu : Max Vandenburg, le Juif au cœur tendre que les parents nourriciers de Liesel cacheront dans leur sous-sol durant de longs mois…

Cette fable pour adolescents raconte la lutte fragile d’une toute jeune fille contre la répression, la discrimination et l’inhumanité.

:avis:

Ce roman m’a été chaudement recommandé par deux amies. Comme il s’agissait non seulement d’un livre qui s’épanchait sur la seconde guerre mondiale – un de plus… – et qu’il était de surcroît destiné aux adolescents, je n’étais pas tout à fait sûre qu’il puisse me plaire…1

L’immersion au cœur de cette histoire m’a donné du fil à retordre. Le texte est parsemé de brèves notes en gras qui scandent le rythme et m’ont rappelé les mielleuses annotations et parenthèses de David Foenkinos dans son roman La délicatesse2… Ensuite, les tics langagiers (Saumensch, Saukerl, Jésus Marie Joseph…) ont eu tendance à légèrement m’agacer. Enfin, l’auteur emploie nombre de fois des mots allemands suivis de leur traduction française, ainsi que des néologismes formés sur base de mots allemands que j’ai trouvés esthétiquement très désagréables…

« Cette après-midi-là, ils retournèrent au bazar de Frau Diller, « Heil Hitlerèrent » et attendirent.
« Encore un assortiment de bonbons ? » schmunzela-t-elle. Ils répondirent par un hochement de tête affirmatif. » (p. 197)

Si La voleuse de livres clame tout au long du roman la beauté des mots, ce n’est pourtant pas le style de l’auteur qui m’a conquise…

A la 150e page, j’ai failli avorter la lecture de ce roman, mais j’ai eu l’occasion d’échanger quelques mots à son propos avec une parente dont les goûts littéraires sont fort proches des miens. Elle l’avait lu, elle avait failli aussi l’abandonner, mais il fallait attendre l’apparition de Max (le Juif) qui rendrait le récit plus prenant. Et en effet, le livre a commencé à me captiver dès l’apparition de celui-ci !

Il m’a donc fallu atteindre le tiers de La voleuse de livres pour percevoir ses qualités et me surprendre aussi à ne plus avoir envie de le lâcher.

Voici donc ce que j’ai fini par lui trouver de positif : Markus Zusak a rendu le livre léger dans la gravité, et tendre et drôle en dépit du climat malsain qui règne tout autour. Ses personnages sont très attachants. Ce roman est poétique, notamment grâce à l’évocation constante de la couleur des cieux…

« Par la fenêtre, à travers le brouillard et le gel, ils pouvaient voir des rais de lumière rose sur les toits enneigés de la rue Himmel.
« Regarde les couleurs », dit Papa. Comment ne pas aimer un homme qui non seulement remarque les couleurs, mais en parle? » (p. 104)

Il revêt aussi un côté original par le choix du narrateur, car c’est la Mort en personne qui nous relate l’histoire de Liesel et de ses proches. Une mort affable et sensée qui constate sobrement la bêtise des Hommes et qui n’a rien de cette terrible faucheuse que porte leur imagination…

« En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d’eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l’une et l’autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l’intelligence de mourir. » (p. 566)

Comme l’a très justement affirmé Manu, même si ce livre est romancé, il donne par ailleurs un bon aperçu de la réalité vécue par les Allemands sous le régime nazi.

En somme, La voleuse de livres arbore des caractéristiques un brin abruptes au départ, mais qui se laissent oublier tant le récit s’annonce finalement plein de charme, de douceur, d’émotion, et d’ironie aussi…

Une jolie découverte !3

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Petit bac 2012, catégorie « objet » (5/10).

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  1. Accessoirement, je lui reprochais aussi son emballage commercial : sa couverture, son titre, son slogan, pas à mon goût du tout. []
  2. Rien ne pouvait me faire plus peur que me rappeler ce roman-là. []
  3. Merci à Lalou et Julie’tte de m’avoir poussée à lire cette histoire. Je fais la dure, mais j’ai quand même versé une larmichette à la fin, hein ! ;) []

La servante écarlate / Margaret Atwood

:8:

« Ignorer n’est pas la même chose que l’ignorance, il faut se donner de la peine pour y arriver. » (p. 65)

:resu:

Les États-Unis ont été vraisemblablement renommés « République de Giléad ». Un régime théocratique totalitaire a démis la démocratie qui y était encore en place trois ans plus tôt. Depuis lors, les clivages sociaux sont extrêmement marqués – à chaque fonction sa couleur – et de nombreuses activités prohibées.

Ce livre raconte le parcours de l’un de ces sujets tyrannisés. Il s’agit de Defred, une servante dite écarlate. Les servantes écarlates sont les seules, au sein de cette société, à qui il est permis de procréer…

« Notre fonction est la reproduction : nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants. » (p. 152)

Même si leur condition n’a rien d’enviable, elles font, de par leur privilège exclusif d’enfanter, l’objet de jalousies et de rancœurs de la part des autres femmes. La maternité des Épouses1 repose en effet entre les mains des Servantes qui, face à un taux de dénatalité croissant lié à la pollution chimique et aux irradiations nucléaires, ne parviennent que très difficilement à tomber enceintes ou à mettre au monde des bébés normaux.

Defred, comme ses égales, jouit de très peu de droits : elle ne peut pas lire, pas écrire, pas se promener sans but dans la maison qu’elle occupe, pas sortir en dehors des heures de promenade, pas regarder les gens dans les yeux, pas nouer d’amitié avec qui que ce soit,… En outre, ses proches, son argent et même son propre prénom lui ont été retirés…

« Je ne m’appelle pas Defred, j’ai un autre nom, dont personne ne se sert maintenant parce que c’est interdit. Je me dis que ça n’a pas d’importance, un prénom, c’est comme son propre numéro de téléphone, cela ne sert qu’aux autres. Mais ce que je me dis est faux, cela a de l’importance. Je garde le savoir de ce nom comme quelque chose de caché, un trésor que je reviendrai déterrer, un jour. Je pense à ce nom comme quelque chose qui serait enfoui. Ce nom a une aura, comme une amulette, un talisman qui a survécu à passé si lointain qu’on ne peut l’imaginer. » (p. 93)

Au cœur de cette vie, la contestation parait extrêmement risquée entre les Gardiens armés qui veillent au respect de l’ordre dans la ville et les Yeux qui, fondus parmi les civils, espionnent, démasquent et punissent les résistants. Defred n’a d’autre choix que de se réfugier en silence dans son passé, et se remémorer son compagnon Luke, sa fille, sa mère ou son amie Moïra… Mais, bientôt, le cours des événements va la mener à rompre la discipline du quotidien et à jouer sur des terrains de plus en plus périlleux.

 La servante écarlate est un roman dystopique paru en 1985.

:avis:

Tenez-vous bien, ce qui va suivre ne se lit pas tous les jours sur ce blog… Des lignes qui suivent émane un rayonnement de satisfaction que je n’ai plus connu depuis au moins six mois2

Ce livre n’a pas pris une ride : le monde démocratique révolu que décrit Defred est incontestablement le nôtre aujourd’hui. Quant au régime totalitaire qui s’impose pour elle au présent, il pourrait bien être celui que nous, lecteurs, connaîtrons dans les mois ou les années à venir : ce roman, lorsqu’il raconte – même brièvement – l’avènement de cette tyrannie, est effrayant de réalisme et de vraisemblance.

J’ai donc suivi Defred tout au long du livre avec beaucoup d’empathie et d’intérêt : j’ai craint à chaque instant les répercussions de ses faux pas, j’ai redouté l’Oeil en chacune de ses fréquentations, j’ai guetté avec anxiété la menace de mort qui courait sur elle et ai rêvé nombre de fois de l’immobiliser au détriment d’une vie qui en mérite le nom pour la préserver du carnage… Bien sûr, j’aurais pu vouloir lui tendre la main pour l’extirper des lignes de sorte à lui éviter de subir son rôle d’actrice une minute de plus mais j’étais déshumanisée et privée de ma liberté avec elle

« Tous les soirs en allant me coucher, je me dis : Demain, je me réveillerai dans ma maison à moi, et tout sera comme avant.
Cela n’est pas arrivé ce matin non plus. » (p. 221)

J’adore les livres qui communiquent un sentiment d’insécurité ou d’agitation et qui vous poussent à vous impliquer, d’une certaine façon : La servante écarlate est de ceux-là. Dans sa manière d’inviter le lecteur à envisager/réfléchir un monde coercitif, austère et navrant, ce roman m’est apparu comme franchement « maturisant ».

Ce n’est certes pas le premier roman d’anticipation dystopique que la littérature connaît – Huxley, Orwell ou Bradbury, pour ne citer qu’eux, en ont proposé de semblables – mais celui-ci se distingue parce qu’il met une femme au centre de l’intrigue. Margaret Atwood creuse ici la question féministe avec beaucoup de subtilité et de retenue. La description de la situation et des événements, dans la bouche de Defred, reste passablement neutre3, laissant au lecteur le loisir de les évaluer par lui-même…

« La santé mentale est un bien précieux. Je l’économise comme les gens économisaient jadis de l’argent, pour en avoir suffisamment le moment venu. » (p. 119)

Je n’ai à déplorer – vaguement – que deux petites choses : l’absence d’une note de bas de page en particulier qui se serait avérée indispensable4  ainsi que la couverture du livre, franchement dissuasive à mon sens (il en va là d’un commentaire frivole, j’en conviens)…

Quoi qu’il en soit, La servante écarlate est d’après moi une œuvre à la fois captivante et intelligente,
une œuvre qui pose constamment en filigrane la question de savoir ce que nous ferions à sa place… Rien de plus ni de moins, je pense, et c’est bien pour cela que ce roman est si interpellant !

« J’essaie de ne pas trop penser. Comme d’autres choses maintenant, la pensée doit être rationnée. Il y a beaucoup de choses auxquelles il n’est pas supportable de penser. Penser peut nuire à nos chances, et j’ai l’intention de durer. » (p. 10)

Lisez ce livre, il est nécessaire !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Petit bac 2012, catégorie « couleur » (3/10).

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  1. Les Épouses sont les compagnes des Commandants, et les Commandants, des hommes riches et haut placés qui régentent leur maisonnée. En l’occurrence, c’est avec les Commandants que les Servantes écarlates sont chargées d’assurer la survie de l’espèce… []
  2. Je dois d’ailleurs un énorme merci à Cynthia dont les très bons goûts m’ont permis par deux fois d’échapper à ma bougonnerie routinière ! ;) []
  3. Ce sans pour autant exclure les sentiments de la narratrice, nombreux mais desquels transpire souvent une forme de renoncement… []
  4. « .« Quelle splendide journée de mai », dit Deglen [...] Mayday était un signal de détresse, il y a bien longtemps, [...]. » Sur le moment, je n’ai pas compris le rapport. Il m’a fallu de nombreuses pages pour envisager la phrase originale : « It’s a beautiful May day » : cette lacune aura eu le mérite de me donner l’envie de lire ce roman dans sa version originale. []