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	<title>Marécages</title>
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		<title>Guide Delachaux des traces d&#8217;animaux / Lars-Henrik Olsen</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 13:30:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[**** | J'ai savouré]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
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		<description><![CDATA[La réelle affection que je porte aux animaux et ma passion pour la photographie animalière me poussent régulièrement à prendre connaissance des publications qui ont trait à ces sujets. Informée de la qualité des guides Delachaux, mon sang n&#8217;a fait qu&#8217;un tour quand j&#8217;ai découvert que Babelio proposait ce manuel, dans la dernière édition de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full  aligncenter" title="Olsen, Lars-Henrik. Guide Delachaux des traces d'animaux. Delachaux &amp; Niestlé, 2013. 276 p." alt="" src="http://upload.marecages.be/couv/largui.jpg" width="100" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/8.gif' alt=':8:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>La réelle affection que je porte aux animaux et ma passion pour la photographie animalière me poussent régulièrement à prendre connaissance des publications qui ont trait à ces sujets. Informée de la qualité des guides Delachaux, mon sang n&rsquo;a fait qu&rsquo;un tour quand j&rsquo;ai découvert que Babelio proposait ce manuel, dans la dernière édition de son opération <a href="http://www.babelio.com/massecritique.php" target="_blank">Masse critique</a>. Quand j&rsquo;ai eu le plaisir d&rsquo;apprendre que je faisais partie des heureux élus, c&rsquo;est avec une immense motivation que j&rsquo;ai guetté l&rsquo;arrivée de cet ouvrage dans ma boîte aux lettres.</p>
<p><img class="alignleft" title="Morel, Jacques. Les traces d'animaux : 100 vertébrés dans votre poche. Delachaux &amp; Niestlé (Les guides naturalistes), 2010. 96 p." alt="" src="http://upload.marecages.be/couv/mortra.png" width="70" height="117" />Ce livre m&rsquo;a agréablement surprise. Je m&rsquo;attendais en effet à y trouver essentiellement des empreintes (traces de pas). C&rsquo;est une version plus ancienne d&rsquo;un guide au titre similaire, publié par le même éditeur, qui avait influencé mes perspectives avec l&rsquo;illustration que comportait la couverture (voir image ci-jointe).</p>
<p>Toutefois, ce guide est nettement plus complet que je ne l&rsquo;avais imaginé : il fournit les moyens d&rsquo;identifier quels animaux ont occupé les lieux au moyen de traces telles que terriers, nids, excréments, pelotes de réjection, plumes, manières de grignoter la nourriture, de se frayer à l&rsquo;écorce, etc.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage est dense et passe même en revue les caractéristiques de plus d&rsquo;une trentaine de mammifères (leur mode de vie, leur environnement&#8230;), faisant ainsi figure de mini encyclopédie animalière.</p>
<p>Ce livre est illustré de très nombreuses photographies en couleurs. Je déplore seulement l&rsquo;usage de certains dessins qui sont légèrement flous et parfois difficilement reconnaissables. Le chapitre relatif aux traces de pas m&rsquo;a par ailleurs paru chargé et complexe. Il aurait gagné en lisibilité s&rsquo;il avait été plus aéré. Il me semble aussi que substituer des photographies aux illustrations aurait pu s&rsquo;avérer, dans certains cas, plus éclairant.</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, il s&rsquo;agit d&rsquo;un très bel ouvrage, riche et plaisant à découvrir tant sur la forme que sur le contenu, ce qui n&rsquo;est pas le cas de tous les documentaires !</p>
<p>Je remercie les <a href="http://www.delachauxetniestle.com/" target="_blank">éditions Delachaux et Niestlé</a> et <a href="http://www.babelio.com/" target="_blank">Babelio</a> de m&rsquo;avoir fait cadeau de ce livre utile et intéressant.</p>
<div align="center"><img alt="" src="http://upload.marecages.be/out/parten/massc.png" /> <img alt="" src="http://upload.marecages.be/out/parten/LogoDN.png" width="59" height="67" /></div>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/Guide_Delachaux_des_traces_d_animaux/8460530" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a> <a title="Ce livre sur Babelio" href="http://www.babelio.com/livres/Olsen-Guide-Delachaux-des-traces-danimaux/462731" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/BB.gif' alt=':BB:' class='wp-smiley' /> </a></p>
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		<title>Les revenants / Laura Kasischke</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 21:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[** | J'ai toléré]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La scène de l’accident était exempte de sang et empreinte d’une grande beauté.&#160;&#187; (p. 17) Nicole Werner et Craig Clements-Rabbitt se sont connus à l&#8217;université. Ils formaient un couple dont l&#8217;avenir a volé en éclats lorsque Craig, un soir, a accidenté la voiture qu&#8217;il avait empruntée à son ami Lucas. Cette nuit-là, Nicole a perdu [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full  aligncenter" title="Kasischke, Laura. Les revenants. LGF (Livre de poche), 2013. 663 p." alt="Kasischke, Laura. Les revenants." src="http://upload.marecages.be/couv/kasrev.jpg" width="100" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/5.gif' alt=':5:' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;La scène de l’accident était exempte de sang et empreinte d’une grande beauté.&nbsp;&raquo; (p. 17)</p></blockquote>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Nicole Werner et Craig Clements-Rabbitt se sont connus à l&rsquo;université. Ils formaient un couple dont l&rsquo;avenir a volé en éclats lorsque Craig, un soir, a accidenté la voiture qu&rsquo;il avait empruntée à son ami Lucas. Cette nuit-là, Nicole a perdu la vie.</p>
<p>Malgré l&rsquo;animosité de ses pairs et sa dévorante culpabilité, Craig s&rsquo;est réinscrit à l&rsquo;université, partageant à nouveau la chambre de Perry Edwards qui était à la fois son colocataire un an plus tôt, mais aussi un vieil ami de Nicole.</p>
<p>Perry, lui, continue de voir Nicole partout. Croyant mal digérer son décès, il s&rsquo;inscrit au cours de Mira Polson, spécialiste quant à la question du deuil et de la mort. Bientôt, il demandera à cette dernière de réaliser une étude relative à la perception de la mort sur un campus universitaire, en se basant sur le cas spécifique de Nicole Werner&#8230; Une occasion, pour lui, de se savoir écouté et aidé.</p>
<p>Shelly, employée à la société de Musique de Chambre de l&rsquo;université, a pour sa part assisté à l&rsquo;accident de Craig et Nicole. Elle est hantée par ce jeune couple, à propos duquel les journalistes ne cessent de rapporter des faits erronés : il est question de flammes, de corps calciné, de témoin (elle-même) parti avant l&rsquo;arrivée des secours, &#8230; Tout est faux. Malgré ses démarches auprès des journalistes pour que figure enfin la vérité, aucune correction n&rsquo;a jamais été publiée&#8230; Que cache donc la mort de Nicole Werner ?</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://marecages.be/?p=646" target="_blank"><em>Un oiseau blanc dans le blizzard</em></a>, lu il y a plus de trois ans, m&rsquo;avait laissé une impression mitigée. J&rsquo;ai malgré tout été tentée de retenter l&rsquo;expérience. Un <em>campus novel </em> serait peut-être l&rsquo;occasion d&rsquo;apprécier davantage la prose de cette auteure très souvent encensée ?</p>
<p>Cette deuxième expérience m&rsquo;a de nouveau laissé un sentiment très ambivalent. En surface, j&rsquo;ai perçu de nombreux facteurs dérangeants : un style maniéré, reflet d&rsquo;un travail tarabiscoté jusqu&rsquo;aux limites de l’écœurement (<span style="color: #808080;">« A la clavicule d&rsquo;icelle. Aux ombres qui s&rsquo;y rassemblaient au clair de lune. Aux blanches quenottes mordillant dans la lumière du matin une lèvre inférieure humide et luisante »</span>), une place prépondérante dédiée à la sexualité (encore), des personnages systématiquement dérangés, un climat artificiel, une obsession pour les cheveux, des longueurs, cette troisième du singulier qui participe à une neutralité lisse qui rend l&rsquo;attachement aux personnages complètement impossible&#8230;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;La pleine lune était accrochée dans la ramure humide et nue d’un frêne. L’astre déversait ses rayons sur la fille, dont les cheveux blonds<sup><a href="http://marecages.be/2013/03/les-revenants-laura-kasischke/#footnote_0_6890" id="identifier_0_6890" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pourquoi avoir illustr&eacute; la couverture avec une brune alors que notre d&eacute;funte est blonde ? BLONDE !">1</a></sup> étaient déployés en éventail autour du visage. Elle gisait sur le côté, jambes jointes, genoux fléchis. On eût dit qu’elle avait sauté, peut-être de cet arbre en surplomb ou bien du haut du ciel, pour se poser au sol avec une grâce inconcevable.&nbsp;&raquo; (p. 17)</p></blockquote>
<p>Malgré tout, la construction &#8211; bien que complexe<sup><a href="http://marecages.be/2013/03/les-revenants-laura-kasischke/#footnote_1_6890" id="identifier_1_6890" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Focus altern&eacute; sur les diff&eacute;rents personnages du livre en de courts chapitres, flashbacks et retour sur le pr&eacute;sent.">2</a></sup> &#8211; fonctionne assurément, et l&rsquo;intrigue appelle la curiosité. Les questions qui se posent engendrent l&rsquo;envie irrépressible de tourner les pages.</p>
<p>Ce roman m&rsquo;a rappelé <a href="http://marecages.be/?p=6252" target="_blank"><em>Le maître des illusions</em></a> de Donna Tartt : même décor, même climat malsain.<em> Les revenants </em>aurait pu être, selon moi, un roman réussi si (1) la narration ne m&rsquo;avait pas à ce point dérangée, si (2) L. Kasischke ne me donnait pas l&rsquo;impression d&rsquo;essayer systématiquement de captiver son public à coup de sexualité débridée, comme si le voyeurisme auquel elle nous pousse déjà avec ses ambiances sordides et/ou morbides ne suffisait pas, et si (3) les réponses attendues à la fin du livre s&rsquo;y étaient seulement trouvées !</p>
<p><em>Les revenants</em> est un <em>page turner</em> qui détient un magnétisme certain. Au final, je suis cependant loin d&rsquo;être séduite, et je ne sais si je lirai d&rsquo;autres romans de cette auteure.</p>
<p>Une déception.</p>
<p>Lire <a href="http://www.livredepoche.com/sites/default/files/prem-chap-les-revenants.pdf" target="_blank">les premières pages du livre.</a></p>
<p><a href="http://www.senscritique.com/livre/Les_revenants/425203" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6890" class="footnote">Pourquoi avoir illustré la couverture avec une brune alors que notre défunte est blonde ? BLONDE !</li><li id="footnote_1_6890" class="footnote">Focus alterné sur les différents personnages du livre en de courts chapitres, flashbacks et retour sur le présent.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Room / Emma Donoghue</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Feb 2013 22:07:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[***** | J'ai encensé]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[maternité]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[relation parents-enfants]]></category>
		<category><![CDATA[séquestration]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;On est comme les personnages d’un livre et lui, il ne laisse personne l’ouvrir.&#160;&#187; Jack, 5 ans, est le narrateur de ce livre. Il vit avec sa maman dans un cabanon de jardin de trois mètres sur trois et n&#8217;a jamais mis un pied dehors. L&#8217;enfant n&#8217;a rien à reprocher à sa condition de vie [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full  aligncenter" title="Donoghue, Emma. Room. LGF (Livre de poche), 2013. 453 p." alt="" src="http://upload.marecages.be/couv/donroo.png" width="100" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/9.gif' alt=':9:' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;On est comme les personnages d’un livre et lui, il ne laisse personne l’ouvrir.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Jack, 5 ans, est le narrateur de ce livre. Il vit avec sa maman dans un cabanon de jardin de trois mètres sur trois et n&rsquo;a jamais mis un pied dehors.</p>
<p>L&rsquo;enfant n&rsquo;a rien à reprocher à sa condition de vie : il se contente de regarder la télévision, de relire ses cinq livres ou de partager les jeux que sa maman a conçus pour lui de façon à &laquo;&nbsp;enchanter&nbsp;&raquo; la monotonie de leur monde et lui donner l&rsquo;illusion de la normalité. Ainsi, l&rsquo;espace restreint près du lit devient une piste de course, les boîtes de conserve vides forment un château fort, les mots sont associés à d&rsquo;autres pour former des rimes, les coquilles d’œufs sont cousues ensemble pour former sous le lit le très long &laquo;&nbsp;Serpendoeuf&nbsp;&raquo; (&#8230;) Et même l&rsquo;arrosage de la plante constitue à lui tout seul un rituel ludique et consciencieux.</p>
<p>Ce train-train complice qui apparaît presque confortable aux yeux de Jack n&rsquo;est rendu difficile et inquiétant que par les venues nocturnes de Grand Méchant Nick, l&rsquo;homme qui est le seul capable et autorisé de franchir la porte de la chambre. Chaque soir, Jack passe la première partie de ses nuits dans le petit dressing à tenter de faire le noir dans sa tête, même s&rsquo;il est difficile de ne pas prêter attention aux grincements du lit&#8230;</p>
<p>Grand Méchant Nick se montre de plus en plus redoutable. Après avoir bleui le cou de sa maman et leur avoir coupé l&rsquo;électricité durant deux jours, Jack trouve sa mère très préoccupée. En quelques jours, il apprend non sans difficulté que la télévision ne fait pas que mentir et qu&rsquo;elle montre beaucoup de choses réelles dans le &laquo;&nbsp;Dehors&nbsp;&raquo; (contrairement à ce qu&rsquo;elle lui avait inculqué auparavant), il apprend qu&rsquo;il a une famille, et que sa maman aspire à sortir pour la retrouver&#8230;</p>
<p>Ce soudain tissu de révélations va de pair avec l&rsquo;amorce d&rsquo;un plan d&rsquo;évasion dont Jack sera le héros, même s&rsquo;il ne comprend pas pourquoi sa maman tient tant à quitter la chambre&#8230;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Quand j’avais quatre ans, je savais même pas qu’il y avait un Dehors ou je croyais que c’était juste des histoires. Après, Maman m’a dit qu’il existait pour de vrai et je me croyais omnisavant. Mais maintenant que je suis dans le Dehors, en fait je sais pas beaucoup de choses, je suis tout perdu tout le temps.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Voilà des mois que je guettais la parution de <em>Room</em> en poche. L&rsquo;immense tentation qu&rsquo;il m&rsquo;inspirait allait de pair avec la peur qu&rsquo;il me déçoive, comme je misais énormément sur ce roman pour me conquérir&#8230;</p>
<p>Je ressors de cette lecture avec un magma de vives impressions dans les tripes, et quand c&rsquo;est dans les tripes, c&rsquo;est que 1. je suis véritablement conquise, 2. que ma tête est beaucoup trop haut pour que mes émotions parviennent à se frayer un chemin jusqu&rsquo;aux portes cérébrales. Les mots me manquent. Je n&rsquo;ai que le <em>je suis</em>,<em> je me sens</em>. J&rsquo;ai le <em>combien</em>, mais pas le <em>pourquoi</em>&#8230;<br />
Je ne vais donc pas vous livrer une argumentation sur les raisons de mon éblouissement. Ce qui suit, c&rsquo;est essentiellement ce que cette lecture a fait de moi&#8230;</p>
<p>La première chose que je puis dire, c&rsquo;est qu&rsquo;il m&rsquo;a fallu une semaine entière pour prendre conscience que <em>Room</em> était le fruit d&rsquo;un travail.<br />
En effet, lorsque j&rsquo;ai refermé ce livre, Jack était un être de chair et d&rsquo;os, il me semblait faire partie de ma vie comme ma mère et mon père. Le souvenir de ses mots et même de ses gestes m&rsquo;était aussi vivant que si j&rsquo;avais passé des mois, des années à ses côtés. En définitive, j&rsquo;ai complètement oublié qu&rsquo;aucun enfant de 5 ans n&rsquo;avait écrit ce livre. Et que ces heures passées à découvrir <em>Room</em> ne m&rsquo;avaient emmenée nulle part ailleurs que dans ma propre tête<sup><a href="http://marecages.be/2013/02/room-emma-donoghue/#footnote_0_6848" id="identifier_0_6848" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Et celle de l&rsquo;auteure. Et celles de tous les autres lecteurs. Oui, enfin, quoi qu&rsquo;il en soit, la lecture reste un voyage douloureusement solitaire, parfois&hellip;">1</a></sup>.</p>
<p>Mon immersion dans ce livre a été très rapide, même si j&rsquo;ai redouté le jargon de l&rsquo;enfant durant les premières pages. En effet, Jack personnifie les objets qui l&rsquo;entourent, et la fréquente évocation de &laquo;&nbsp;Madame Télévision&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Monsieur Lit&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Madame Commode&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Madame Plante&nbsp;&raquo;, (&#8230;) s&rsquo;avère plutôt inquiétante au premier abord. Toutefois, je me suis très vite aperçue que cette personnification était, de la part de Jack, une forme de stratégie inconsciente pour rendre son monde &#8211; ô combien étroit et limité &#8211; plus vivant, dense et fertile. Du moins, c&rsquo;est ainsi que je l&rsquo;ai compris.</p>
<p>Avec le léger recul qu&rsquo;il m&rsquo;est aujourd&rsquo;hui possible de prendre, je me rends compte qu&rsquo;Emma Donoghue a propulsé d&rsquo;autant mieux la lectrice que je suis dans l&rsquo;univers de Jack et sa maman en recourant à cette façon de faire : par un &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo; procédé stylistique, elle dessine l’exiguïté d&rsquo;une pièce sans passer par l&rsquo;expression d&rsquo;un quelconque sentiment d&rsquo;étouffement ou d&rsquo;oppression &#8211; car ce n&rsquo;est pas ce que ressent Jack -. Rien que ça, c&rsquo;est une prouesse !</p>
<p>Les causes qui m&rsquo;ont rendu ce roman si séducteur sont nombreuses et je peste de ne pas parvenir à les toutes les identifier. En vrac, voici celles qui ont, en l&rsquo;occurrence, sans doute le plus fortement frappé mon esprit : les maladresses langagières et l&rsquo;innocence du petit garçon sont maîtrisées au point de donner l&rsquo;illusion que tout cela est vrai (la preuve, j&rsquo;ai oublié que derrière Jack, il y avait Emma&#8230;).<br />
Il me faut aussi mettre en avant la crédibilité du personnage de Jack &#8211; ce relief admirable qui m&rsquo;a quasi conduite à l&rsquo;entendre respirer &#8211; ainsi que sa personnalité : sa vivacité d&rsquo;esprit, sa candeur, la force de son tempérament, le naturel qu&rsquo;il dégage et la sincérité de ses sentiments. Un tout qui le rend diablement attachant&#8230; (Bon Dieu ce que j&rsquo;ai aimé ce gamin !)</p>
<p>J&rsquo;ai par ailleurs admiré la manière dont transpire l&rsquo;abnégation de la mère<sup><a href="http://marecages.be/2013/02/room-emma-donoghue/#footnote_1_6848" id="identifier_1_6848" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M&ecirc;me si j&rsquo;ai eu envie de la secouer comme un prunier, par moments&hellip;">2</a></sup> et, surtout, l&rsquo;amour qui unit Jack et sa maman : leur lien fusionnel et remarquablement poignant témoigne aussi de la somptueuse maîtrise de ce roman&#8230;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Mon corps, je crois qu’il est à moi comme les idées dans ma tête. Mais mes cellules sont faites avec ses cellules alors c’est un peu comme si j’étais à elle. Et aussi quand je lui dis mes pensées et qu’elle me dit les siennes, nos idées de chacun se mélangent dans nos deux têtes comme si on coloriait au crayon bleu par-dessus le jaune pour faire du vert.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Et si seulement c&rsquo;était tout&#8230; Parce qu&rsquo;il y a la construction du livre, ses ambiances tantôt intimistes, tantôt énervantes, mais qui suscitent toujours un intérêt entier, concerné, anxieux, complice&#8230;<br />
Je ne sais que dire d&rsquo;autre, si ce n&rsquo;est que c&rsquo;est beau. Vraiment beau&#8230;</p>
<p>Ce roman peut générer des craintes, parce qu&rsquo;il s&rsquo;inspire de faits sordides de séquestration<sup><a href="http://marecages.be/2013/02/room-emma-donoghue/#footnote_2_6848" id="identifier_2_6848" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les affaires Elisabeth Fritzl, Jaycee Lee Dugard, Natascha Kampusch.">3</a></sup>, mais sa singularité, sa puissance, l&rsquo;émotion qu&rsquo;il charrie, la sincérité qu&rsquo;il porte en lui en font une œuvre qui ne vole pas son essence à la réalité. <em>Room</em> offre un regard différent, sans être pour autant moins bouleversant &#8211; loin s&rsquo;en faut !</p>
<p>En somme, c&rsquo;est avec amertume que je reviens à la réalité, poursuivie et poursuivant désormais l&rsquo;ombre de Jack, en plus de celles de mes très chers <a title="Extrêmement fort et incroyablement près / Jonathan Safran Foer" href="http://marecages.be/?p=204" target="_blank">Oskar</a> et <a title="Abélard / Renaud Dillies, Régis Hautière" href="http://marecages.be/?p=6560" target="_blank">Abélard</a>&#8230;</p>
<p>La fin d&rsquo;un livre que j&rsquo;ai aimé énormément sonne toujours un peu comme le glas pour moi. Je ressasse obsessionnellement le besoin de vivre encore à travers ou avec les personnages qui ont pris vie entre les lignes. Mais en même temps, c&rsquo;est avec exultation, des étoiles plein les yeux, que je m&rsquo;anime à les faire vivre encore, si possible dans d&rsquo;autres têtes, dans d&rsquo;autres tripes.</p>
<p><em>Room</em> : j&rsquo;ai envie de crier sur tous les toits &laquo;&nbsp;J&rsquo;aime ! Lisez-le !&nbsp;&raquo;</p>
<p>C&rsquo;est comme tomber amoureuse une fois encore.</p>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/Room/427954" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6848" class="footnote">Et celle de l&rsquo;auteure. Et celles de tous les autres lecteurs. Oui, enfin, quoi qu&rsquo;il en soit, la lecture reste un voyage douloureusement solitaire, parfois&#8230;</li><li id="footnote_1_6848" class="footnote">Même si j&rsquo;ai eu envie de la secouer comme un prunier, par moments&#8230;</li><li id="footnote_2_6848" class="footnote">Les affaires <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Fritzl" target="_blank">Elisabeth Fritzl</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Enl%C3%A8vement_de_Jaycee_Lee_Dugard" target="_blank">Jaycee Lee Dugard</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Natascha_Kampusch" target="_blank">Natascha Kampusch</a>.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Tombouctou / Paul Auster</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jan 2013 19:41:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[*** | J'ai apprécié]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Willy ôté du monde,  il y avait toutes les chances que le monde même cessât d&#8217;exister.&#160;&#187; (p. 10) Mr Bones, le fidèle chien de Willy G. Christmas, a partagé une vie étonnante avec son maître (pas tout à fait clochard, mais presque). Il nous en offre une tranche, parsemée d&#8217;affection&#8230; Cependant, lorsque Willy arrive en [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full" title="Auster, Paul. Tombouctou. LGF (le livre de poche), 2002. 186 p. " alt="" src="http://marecages.be/wp-content/uploads/austom.png" width="100" height="168" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/7.gif' alt=':7:' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Willy ôté du monde,  il y avait toutes les chances que le monde même cessât d&rsquo;exister.&nbsp;&raquo; (p. 10)</p></blockquote>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Mr Bones, le fidèle chien de Willy G. Christmas, a partagé une vie étonnante avec son maître (pas tout à fait clochard, mais presque). Il nous en offre une tranche, parsemée d&rsquo;affection&#8230; Cependant, lorsque Willy arrive en fin de vie (quittant le monde réel pour le paradis, ici nommé &laquo;&nbsp;Tombouctou&nbsp;&raquo;), Mr Bones est amené à découvrir une vie bien plus dure que celle qu&rsquo;il partageait avec son maître. Livré à lui-même, sali par sa vie de vagabond devenu et par les intempéries, il devient difficile de manger, de se faire aimer, et donc de survivre&#8230;</p>
<p>Rencontrant les hommes, souvent imprévisibles, parfois cruels, aimables, et ô combien versatiles, Mr Bones va découvrir le monde et se rendre compte combien il est pénible de vivre sans amour&#8230;</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>De Paul Auster, j&rsquo;ai précédemment lu <em>La nuit de l&rsquo;oracle</em> qui ne m&rsquo;avait pas franchement convaincue. Devant l&rsquo;enthousiasme de nombreux lecteurs par rapport aux livres de cet auteur, j&rsquo;ai souhaité retenter le coup, avec un autre de ses romans&#8230;</p>
<p>J&rsquo;ai rarement lu des histoires narrées par un chien. Faute de référence peut-être, j&rsquo;ai trouvé ce récit original et séduisant.<br />
&laquo;&nbsp;Tombouctou&nbsp;&raquo; est une fable sombre, qui brasse nombre de sentiments et qui pose la question de la solitude, et de ce à quoi on est prêt à faire pour l&rsquo;éviter. Un court roman qui m&rsquo;a émue aux larmes, en dépit de quelques longueurs.</p>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/Tombouctou/21010" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
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		<title>2012 : le bilan</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jan 2013 15:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers lecteurs, 48 livres découverts cette année, soit 12345 pages lues : il fallait le faire ! Parmi ces lectures, je n&#8217;évoquerai que les coups de cœur en guise de merci aux auteurs et d&#8217;incitant aux lecteurs qui ne les auraient pas encore remarqués&#8230; 1/ De loin, je retiens et retiendrai longtemps Abélard de Renaud [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chers lecteurs,</p>
<p><a href="https://docs.google.com/spreadsheet/pub?key=0ApLoe4aV60z5ckJRcnpnWnZjd2gwOTJ0X09UVzRJNXc&amp;single=true&amp;gid=2&amp;output=html" target="_blank">48 livres découverts cette année, soit<strong> 12345</strong> pages lues</a> : il fallait le faire !</p>
<p>Parmi ces lectures, je n&rsquo;évoquerai que les coups de cœur en guise de merci aux auteurs et d&rsquo;incitant aux lecteurs qui ne les auraient pas encore remarqués&#8230;</p>
<p><strong>1/</strong> De loin, je retiens et retiendrai longtemps <a href="http://marecages.be/2012/06/bd-abelard-renaud-dillies-regis-hautiere/" target="_blank"><strong><em>Abélard </em></strong></a>de <strong>Renaud Dillies</strong> et<strong> Régis Hautière</strong>. Cette BD en deux tomes m&rsquo;est précieuse pour son innocence, pour son message percutant, pour la douceur du personnage, la tendre naïveté des dessins, le magnifique choix des couleurs, &#8230; Bref, pour le chef d’œuvre que cette bande dessinée constitue à mon sens !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" alt="Abélard et Gaston" src="http://marecages.be/upload/out/abelard.jpg" width="294" height="206" /></p>
<p><strong>2/</strong> <strong>Margaret Atwood</strong>. Une auteure remarquable dont j&rsquo;ai lu deux romans cette année : <a href="http://marecages.be/2012/03/la-servante-ecarlate-margaret-atwood/" target="_blank"><strong><em>La servante écarlate</em></strong></a> et <a href="http://marecages.be/2012/11/atwood-giordano-et-bourdouxhe/" target="_blank"><strong><em>Captive</em></strong></a>. Ecriture maîtrisée, narration captivante, psychologies complexes, questionnement en filigrane. Cette dame ne m&rsquo;a pas encore déçue &#8211; loin s&rsquo;en faut &#8211; et ma bibliothèque se remplit petit à petit des livres qu&rsquo;elle a écrits pour la suite&#8230; J&rsquo;en mange avec parcimonie pour faire durer le plaisir plus longtemps&#8230;</p>
<p><strong>3/</strong> <strong>Maria Ernestam</strong> et son roman <a href="http://marecages.be/2012/04/les-oreilles-de-buster-maria-ernestam/" target="_blank"><strong><em>Les oreilles de Buster</em></strong></a> m&rsquo;a également convaincue. J&rsquo;en avais apprécié l&rsquo;écriture, la construction et, de nouveau, la psychologie du personnage principal. Je vous recommande ce roman !</p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p>La proportion de livres marquants reste maigre pour moi : 5 coups de foudre sur 48, soit à peine <strong>10 %</strong>&#8230; Et vous? 2012 fut-elle pour vous une année remplie de davantage d&rsquo;agréables découvertes&#8230; ?</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, je vous souhaite que des tas de lectures vous transcendent en 2013 ! Je vous transmets aussi tous mes vœux de plénitude et d&rsquo;aboutissement <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>A bientôt <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Atwood, Giordano et Bourdouxhe</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 06:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[* | J’ai subi]]></category>
		<category><![CDATA[**** | J'ai savouré]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

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		<description><![CDATA[Un coup de cœur et deux fardeaux ce mois-ci&#8230; Captive / Margaret Atwood &#171;&#160;Si on était tous jugés pour nos pensées, on serait tous pendus.&#160;&#187; (p. 425) Nous sommes au XIXe siècle. Grace Marks a été condamnée pour les meurtres de Nancy Montgomery et de Thomas Kinnear, les personnes qui l&#8217;employaient comme servante près de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un coup de cœur et deux fardeaux ce mois-ci&#8230;</p>
<h3 style="text-align: center;">Captive / Margaret Atwood</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full  aligncenter" title="Atwood, Margaret. Captive. 10-18, 2003. 622 p." alt="" src="http://upload.marecages.be/couv/atwcap.png" width="100" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/8.gif' alt=':8:' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Si on était tous jugés pour nos pensées, on serait tous pendus.&nbsp;&raquo; (p. 425)</p></blockquote>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Nous sommes au XIXe siècle. Grace Marks a été condamnée pour les meurtres de Nancy Montgomery et de Thomas Kinnear, les personnes qui l&rsquo;employaient comme servante près de Toronto. Cela fait plus de vingt ans, à présent, que Grace passe ses nuits en prison et qu&rsquo;elle travaille de jour pour la femme du Gouverneur. Elle a également été internée un temps à cause de crises de démence.</p>
<p>Un jour, Simon Jordan, docteur spécialisé dans les maladies mentales, s&rsquo;intéresse au cas de Grace et obtient un accord pour interroger cette dernière à propos des faits. Grace entame le récit de son histoire depuis la sortie de l&rsquo;enfance au moment du procès. Exception faite des trous de mémoire et des sombres cauchemars qui hantent sa &laquo;&nbsp;patiente&nbsp;&raquo;, Jordan est troublé de constater que Grace semble parfaitement saine d&rsquo;esprit&#8230;</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>J&rsquo;ai découvert la prose de Margaret Atwood il y a peu avec <a href="http://marecages.be/2012/03/la-servante-ecarlate-margaret-atwood/" target="_blank"><em>La servante écarlate</em></a> dont la lecture m&rsquo;avait fascinée. <em>Captive</em> m&rsquo;a plu énormément aussi. J&rsquo;ai été singulièrement transportée par le récit &#8211; inspiré, notons-le, d&rsquo;une histoire vraie &#8211; et par l&rsquo;écriture de l&rsquo;auteure.</p>
<p>Très vite, je me suis attachée au personnage de Grace, une admirable conteuse. Lorsque celle-ci relatait au Docteur Jordan ses &laquo;&nbsp;aventures&nbsp;&raquo;, j&rsquo;étais propulsée dans le salon de couture et vivais ses souvenirs/flashbacks comme s&rsquo;ils étaient miens.</p>
<p>On découvre peu à peu la psychologie de Grace, d&rsquo;une remarquable complexité. J&rsquo;ai pour ma part ressenti l&rsquo;envie de sonder ce personnage jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il n&rsquo;en reste rien. De sucer son âme jusqu&rsquo;à la moelle&#8230; Et comme les personnages secondaires du livre, je me suis surprise aussi à me demander : mais que sait-elle et que pense-t-elle vraiment ? Est-elle coupable ou victime ? Est-elle innocente ou fabulatrice ? Ces questionnements participent grandement au suspense et à l&rsquo;intensité du roman, parce qu&rsquo;on brûle d&rsquo;en découvrir toujours plus&#8230;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Je ne sais pas si vous avez remarqué ça, monsieur, mais il y a des gens qui prennent plaisir à l&rsquo;affliction d&rsquo;un semblable, surtout s&rsquo;ils pensent que ce semblable a commis un péché, ce qui ajoute une satisfaction supplémentaire. Mais qui, parmi nous, n&rsquo;a jamais péché, comme le dit la Bible ? Pour ma part, j&rsquo;aurais honte de me délecter pareillement des souffrances d&rsquo;autrui.&nbsp;&raquo; (p. 478)</p></blockquote>
<p>Si d&rsquo;aucuns trouvent des longueurs à ce livre (à ce que j&rsquo;ai pu retenir de certaines critiques lues çà et là), j&rsquo;aurais quant à moi adoré que <em>Captive</em> compte au moins cent pages de plus. D&rsquo;une part parce que je n&rsquo;avais pas envie d&rsquo;arriver au bout de cette histoire, mais aussi parce que la fin m&rsquo;a paru un peu trop rapide (expéditive ?) par rapport au reste du roman.</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il est soit, ce livre &#8211; onirique par endroits &#8211; m&rsquo;a engloutie au point que je ne songeais qu&rsquo;à m&rsquo;y replonger quand j&rsquo;étais forcée de le ranger.</p>
<p>Profond et captivant. Lisez-le !</p>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/Captive/465337" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">La solitude des nombres premiers / Paolo Giordano</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full  aligncenter" title="Giordano, Paolo. La solitude des nombres premiers. Points, 2010. 342 p." alt="" src="http://upload.marecages.be/couv/giosol.png" width="100" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/2.gif' alt=':2:' class='wp-smiley' /><br />
 <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/stop.gif' alt=':stop:' class='wp-smiley' /> </p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Mattia et Alice sont seuls. Le premier n&rsquo;a de cesse de s&rsquo;isoler du monde, la seconde fait tout pour s&rsquo;y intégrer en vain. Le jour où ces deux-là se rencontrent, il convient d&rsquo;espérer qu&rsquo;ils parviendront à combler la brèche, à surmonter leur solitude et leur amertume&#8230; Mais la nature humaine est parfois complexe. Matthia et Alice sont-ils inexorablement voués à souffrir leur impossible rapprochement, tels les nombres premiers ?</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Si ce roman contient une idée originale (le traitement de la solitude à travers les mathématiques), j&rsquo;ai déploré la manière dont il était écrit et traduit. La forme de ce livre est en effet franchement élémentaire et dénuée d&rsquo;esthétisme à mon sens. Le livre contient une majorité de passages tout à fait futiles, inconsistants et parfois même chargés de ridicule :</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Elle chercha son portefeuille dans son petit sac en bandouillère, gênée par l&rsquo;appareil photo qui pendait à son poignet.<br />
&laquo;&nbsp;Laisse&nbsp;&raquo;, dit quelqu&rsquo;un derrière elle.<br />
Fabio, le médecin dont elle avait fait la connaissance une demi-heure plus tôt, tendit un billet à l&rsquo;homme à la buvette. Puis il sourit à Alice de façon à lui ôter tout courage de protester. Il ne portait plus sa blouse blanche, mais un tee-shirt bleu à manches courtes, et dégageait un parfum fort qui ne lui était pas familier.<br />
&laquo;&nbsp;Et un Coca, ajouta-t-il à l&rsquo;adresse du vieillard.<br />
- Merci&nbsp;&raquo;, dit Alice<br />
Elle essaya d&rsquo;ouvrir la bouteille. Le bouchon glissa entre ses doigts sans tourner.<br />
&laquo;&nbsp;Je peux?&nbsp;&raquo; demanda Fabio.<br />
Il saisit la bouteille et l&rsquo;ouvrit du pouce et de l&rsquo;index. Alice pensa que ce geste n&rsquo;avait rien d&rsquo;exceptionnel, qu&rsquo;elle y serait arrivée toute seule, comme n&rsquo;importe qui, si elle n&rsquo;avait pas eu les mains aussi moites. Mais elle le trouva étrangement fascinant, une sorte de petite entreprise héroïque menée à son intention.&nbsp;&raquo; (p. 161-162)</p></blockquote>
<p>Quant à l&rsquo;histoire&#8230; Peut-être aurait-elle pu se révéler intéressante si seulement l&rsquo;écriture ne m&rsquo;avait pas à ce point excédée. Mieux vaut lire une ligne par paragraphe pour emmagasiner l&rsquo;essentiel et garder son sang froid. Voire ne pas le lire du tout !</p>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/La_solitude_des_nombres_premiers/258204" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">La femme de Gilles / Madeleine Bourdouxhe</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full  aligncenter" title="Bourdouxhe, Madeleine. La femme de Gilles. Labor, 2005. 173 p." alt="" src="http://upload.marecages.be/couv/boufem.png" width="100" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/3.gif' alt=':3:' class='wp-smiley' /> </p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Elisa est bleue de Gilles, son époux. Lorsqu&rsquo;elle apprend que celui-ci la trompe avec sa sœur Victorine, Elisa ne dit mot. Elle refoule sa souffrance au plus profond de son être tant elle aime Gilles et ne conçoit pas de le perdre.</p>
<p>Lorsque Gilles vit l&rsquo;infidélité et l&rsquo;inconséquence de son amante, Elisa choisit d&rsquo;occuper la place de la confidente pour son mari, quitte à récolter les aveux les plus saumâtres&#8230;<br />
L&rsquo;histoire d&rsquo;une femme amoureuse, dont l&rsquo;abnégation semble sans limite.</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Ce roman m&rsquo;a ennuyée.</p>
<p>Après avoir remarqué la répétition de certains vocables &#8211; j&rsquo;ai notamment dénombré 13 déclinaisons des mots &laquo;&nbsp;doux&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;tendre&nbsp;&raquo; sur les 8 premières pages -, la lecture de ce récit s&rsquo;est annoncée très laborieuse&#8230;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Le <em>désir</em>, ça naît comme ça, d&rsquo;un rien. Gilles vit une petite gueule rouge qui s&rsquo;ouvrait toutes les quelques secondes pour laisser passer une langue étroite que deux doigts caressaient <em>doucement</em> d&rsquo;un petit carré de papier. Hébété, il regardait ça, sans geste. Souvent en regardant Elisa il l&rsquo;avait brusquement <em>désirée</em>, mais c&rsquo;était d&rsquo;un <em>désir</em> bien plus agréable et qui s&rsquo;amplifiait tout <em>doucement</em>.&nbsp;&raquo; (p. 16)</p></blockquote>
<p>Un livre doucereux qui n&rsquo;est nullement parvenu à m&rsquo;emporter ni à gagner mon intérêt.</p>
<p><img alt="" src="http://upload.marecages.be/out/chall/litbel.gif" /></p>
<p>Ce livre a été lu dans le cadre du <a href="http://marecages.be/?p=2738" target="_blank"><strong>challenge « Littérature belge »</strong>.</a></p>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/La_femme_de_Gilles/14996" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Brochette expresse (9 livres)</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2012 13:19:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[* | J’ai subi]]></category>
		<category><![CDATA[** | J'ai toléré]]></category>
		<category><![CDATA[*** | J'ai apprécié]]></category>
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		<description><![CDATA[Chers lecteurs, Comme vous l&#8217;aurez constaté, je ne suis plus très présente sur la blogosphère&#8230; Après un laborieux déménagement ainsi que la reprise d&#8217;une formation en cours du soir en marge d&#8217;un emploi à temps plein, je n&#8217;ai plus le temps de lire autant que je le souhaiterais et, a fortiori, il me reste aussi [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chers lecteurs,</p>
<p>Comme vous l&rsquo;aurez constaté, je ne suis plus très présente sur la blogosphère&#8230; Après un laborieux déménagement ainsi que la reprise d&rsquo;une formation en cours du soir en marge d&rsquo;un emploi à temps plein, je n&rsquo;ai plus le temps de lire autant que je le souhaiterais et, a fortiori, il me reste aussi très peu de temps pour partager mes avis sur ce site&#8230;</p>
<p>Voici donc une brochette d&rsquo;avis &#8211; je regrette de ne pas pouvoir y mettre tout le soin que j&rsquo;y mettais avant, et vous servir une argumentation précise sur le pourquoi et le comment j&rsquo;ai aimé ou pas aimé, mais je pourrai peut-être préciser mon ressenti en commentaire si vous avez des questions <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">[BD] Blast / Manu Larcenet</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full alignnone" title="Manu Larcenet. Blast. 1, Grasse carcasse. Dargaud, 2010. 204 p." src="http://upload.marecages.be/couv/blast1.png" alt="" width="100" height="127" /> <img class="size-full alignnone" title="Manu Larcenet. Blast. 2, L'apocalypse selon Saint Jacky. Dargaud, 2011. 204 p." src="http://upload.marecages.be/couv/blast2.png" alt="" width="100" height="127" /> <img class="size-full alignnone" title="Manu Larcenet. Blast. 3, La tête la première. Dargaud, 2012. 204 p." src="http://upload.marecages.be/couv/blast3.png" alt="" width="100" height="127" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/7.gif' alt=':7:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Série de 4 volumes dont le 3e vient tout juste de sortir. Pour avoir la série complète, il faudra vraisemblablement attendre 2013.</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Polza &#8211; un homme corpulent, repoussant et négligé qui ne s&rsquo;aime pas et qui dégoûte les gens autour de lui &#8211; vivotait péniblement jusqu&rsquo;à la mort de son père. Après avoir découvert le <em>Blast</em> &#8211; expérience transcendantale qui lui permet de se sentir en phase avec le monde pendant quelques instants -, il plaque son ménage et sa routine pour partir vivre seul dans les bois&#8230; La police l&rsquo;ayant rattrapé, elle l&rsquo;interroge à propos de ce qu&rsquo;il a <em>fait</em> à Carole Oudinot. Pendant 4 tomes, Polza déballe sa vie, son ressenti, l&rsquo;évolution de sa situation. Plus qu&rsquo;un entretien au commissariat, il nous livre une thérapie dans les règles de l&rsquo;art.</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Cette série est dramatique. Elle suinte la déprime, depuis le dessin jusqu&rsquo;au philactère. Les dessins, en noir et blanc, sont obscurs et torturés. Il est des planches &#8211; principalement les portraits animaliers &#8211; qui sont à couper le souffle. Pour le reste des illustrations, elles me semblent parfois de qualité un peu inégale mais on l&rsquo;oublie vite tant le texte est travaillé et interpellant.</p>
<blockquote><p>&nbsp;&raquo; Pour ma part, même s&rsquo;il m&rsquo;était difficile de l&rsquo;admettre, je menais la vie de ceux qui choisissent obstinément de mourir mais qui espèrent que le monde se chargera de la besogne.&nbsp;&raquo; (t. 3, p. 37)</p></blockquote>
<p>N&rsquo;ayant pas l&rsquo;habitude de lire des bandes dessinées, je n&rsquo;imaginais pas qu&rsquo;on puisse être envoûté par des bulles autant qu&rsquo;on peut l&rsquo;être par les lignes d&rsquo;un roman.</p>
<p>C&rsquo;est tragique, sombre et déprimant, mais cette série est vraiment de qualité, je vous la recommande donc chaudement !</p>
<p>t. 1 <a title="&quot;Blast, 1 : Grasse Carcasse&quot; sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/bd/Grasse_Carcasse_Blast_tome_1/436041" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a> &#8211; t. 2 <a title="&quot;Blast, 2 : L'apocalypse selon Saint Jacky&quot; sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/bd/L_Apocalypse_selon_Saint_Jacky_Blast_tome_2/458382" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a> &#8211; t. 3 <a title="&quot;Blast, 3 : La tête la première&quot; sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/bd/La_tete_la_premiere_Blast_tome_3/8109756" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">Tu pourrais rater intégralement ta vie / Toni Jordan</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full alignnone" title="Jordan, Toni. tu pourrais rater intégralement ta vie. 10/18, 2011. 253 p." src="http://upload.marecages.be/couv/jortup.png" alt="" width="100" height="166" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/7.gif' alt=':7:' class='wp-smiley' /> </p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Grace Vandenburg, 35 ans, fan de Nikola Tesla, vit seule et s&rsquo;impose des rituels qui ne lui laissent aucune liberté. Grace souffre en effet d&rsquo;un trouble obsessionnel compulsif : les nombres prennent dans sa vie la plus grande place. Son horaire n&rsquo;admet aucun écart, y compris pour l&rsquo;accomplissement des tâches les plus anodines. Aussi, elle mesure/compte tout, depuis la longueur des murs aux poils de sa brosse à dents&#8230;</p>
<p>Le hasard amène sur sa route un homme sensiblement plus âgé qu&rsquo;elle, Seamus. Quand celui-ci l&rsquo;invite à sortir un soir, c&rsquo;est la panique. La vie de Grace ne tolère généralement pas ce genre d&rsquo;imprévu. Malgré tout, il se pourrait bien que la vague &lsquo;amour&rsquo; l&rsquo;emporte, qu&rsquo;elle le veuille ou non&#8230;</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Avec ce titre, on peut à nouveau se demander ce que je cherchais en ouvrant le livre dont il est ici question, sinon quelque chose de vaguement cafardeux&#8230; Mais comme en témoigne plus ou moins le résumé (et la couverture?),<em> Tu pourrais intégralement rater ta vie</em> relève plutôt du divertissement que de la prise de tête. Ce n&rsquo;est pas de la grande littérature, mais j&rsquo;ai bien apprécié ce roman. Il s&rsquo;agit davantage d&rsquo;une histoire d&rsquo;humour que d&rsquo;amour. Certains passages m&rsquo;ont valu des rires brefs mais qui venaient du cœur !</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Les espaces entre les gens me plaisent davantage que les gens eux-mêmes.&nbsp;&raquo; (p. 76)</p></blockquote>
<p>Divertissant, léger, sans prétention&#8230; Une histoire sympa, qui se dévore vite. Si vous êtes en panne d&rsquo;envie après plusieurs déceptions littéraires, ce roman vous redonnera peut-être la pêche !</p>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/Tu_pourrais_rater_integralement_ta_vie/371624" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">Sobibor / Jean Molla</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full alignnone" title="Molla, Jean. Sobibor. Gallimard (Folio), 2011. 198 p." src="http://upload.marecages.be/couv/molsob.png" alt="" width="100" height="166" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/3.gif' alt=':3:' class='wp-smiley' /> </p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Emma est anorexique. Cette souffrance latente et la rage dont elle déborde par ailleurs, elle ne s&rsquo;en explique pas les causes. La découverte d&rsquo;un carnet intime dans les affaires de sa grand-mère la projette dans les affres et les horreurs de la Seconde Guerre mondiale&#8230; C&rsquo;est au sein de cette histoire abjecte &#8211; au sein de secrets de famille profondément enfouis &#8211; qu&rsquo;elle va trouver l&rsquo;origine de sa douleur.</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Autant j&rsquo;avais grandement apprécié <em>La fille aux semelles de plomb</em> de Jean Molla, autant ce roman-ci m&rsquo;a prodigieusement énervée par le concentré de pathos qu&rsquo;il recelait : une horripilante gamine se rend victime et justicière de faits de guerre qui ont eu lieu deux générations avant elle. Allons donc ! J&rsquo;ai trouvé ce livre royalement tiré par les cheveux. Par ailleurs, le fait que ce bouquin &#8211; dédié initialement à un jeune public (13-14 ans) &#8211; charrie une morale qui incite à la vengeance<sup><a href="http://marecages.be/2012/11/brochette-expresse/#footnote_0_6672" id="identifier_0_6672" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pourquoi n&rsquo;avoir pas pr&eacute;f&eacute;r&eacute; le m&eacute;pris au ch&acirc;timent?">1</a></sup> m&rsquo;a réellement choquée. Je déteste la manière dont l&rsquo;histoire de <em>Sobibor</em> a été menée.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Peut-être vais je essayer de vomir en mots ce que j&rsquo;ai des mois durant vomi en silence. Nourritures à peine digérées me lacérant la gorge, me laissant épuisée, douloureuse. Nourritures avalées comme une forcenée, pour me faire taire, ou pour remplir ce vide immense au-dedans de moi.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/Sobibor/426682" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;">Quoi d&rsquo;autre ?</h3>
<p style="text-align: center;"><img class=" alignnone" title="Munuera, José-Luis et Bonet, Enrique. Le signe de la lune. Dargaud (Long courrier), 2009. 133 p." src="http://upload.marecages.be/couv/silun.png" alt="" width="120" height="160" /> <img class="size-full alignnone" title="Shriver, Lionel. La double vie d'Irina. Belfond, 2009. 483 p." src="http://upload.marecages.be/couv/shrdou.png" alt="" width="100" height="160" /> <img class="size-full alignnone" title="Voltaire. Zadig et autres contes. Maxi-poche (Contes et nouvelles), 2005. 188 p. [la couverture affichée ici ne correspond pas à l'édition dont je dispose.]" src="http://upload.marecages.be/couv/volzad.png" alt="" width="100" height="160" /> <img class="size-full alignnone" title="Lecomte, Julien. Médias : influence, pouvoir et fiabilité : à quoi peut-on se fier ? L'Harmattan (Questions contemporaines), 2012. 256 p." src="http://upload.marecages.be/couv/lecmed.png" alt="" width="100" height="160" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/5.gif' alt=':5:' class='wp-smiley' />  <span style="color: #ffffff;">. . . . . . .</span> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/3.gif' alt=':3:' class='wp-smiley' /> <span style="color: #ffffff;"> . . . . . . .</span> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/3.gif' alt=':3:' class='wp-smiley' /> <span style="color: #ffffff;"> . . . . . . .</span> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/7.gif' alt=':7:' class='wp-smiley' /> </p>
<p title="Ce livre sur SensCritique">Une autre BD,<strong> <em>Le signe de la lune</em></strong>, signé José-Luis Munuera et Enrique Bonet, chez Dargaud. Elle m&rsquo;a été recommandée par un vendeur manifestement passionné, qui m&rsquo;a dit avoir eu un coup de cœur pour ce &laquo;&nbsp;one shot&nbsp;&raquo;. Je ne l&rsquo;ai malheureusement pas partagé. A l&rsquo;exception d&rsquo;une ou deux planches, les dessins ne m&rsquo;ont pas émue. L&rsquo;histoire ne m&rsquo;a pas non plus captivée. Malgré tout, ce n&rsquo;est qu&rsquo;affaire de sensibilité : je cherchais la gifle flanquée par <a href="http://marecages.be/?p=6560" target="_blank"><em>Abélard</em> </a>ou par <em>Blast</em>, or il s&rsquo;agissait d&rsquo;un conte qui n&rsquo;avait simplement pas la portée que j&rsquo;attendais. Je voulais un message, j&rsquo;ai eu une jolie histoire&#8230; D&rsquo;où cette impression d&rsquo;être restée sur ma faim.</p>
<p title="Ce livre sur SensCritique"><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/bd/Le_Signe_de_la_Lune/405638" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p title="Ce livre sur SensCritique">J&rsquo;ai lu Voltaire : <strong><em>Zadig ou la destinée</em></strong> et <strong><em>Le monde comme il va</em></strong>. J&rsquo;ai cru pouvoir apprécier <em>Zadig</em> au début, et puis, à force de péripéties rocambolesques, j&rsquo;ai rencontré l&rsquo;ennui&#8230; Quant au <em>Monde comme il va</em>&#8230; Je l&rsquo;ai lu il y a moins de deux mois et je n&rsquo;en ai strictement rien retenu. Pas certaine de récidiver avec cet auteur : je ne suis décidément pas amatrice de contes philosophiques !</p>
<p title="Ce livre sur SensCritique"><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/Zadig_ou_la_destinee/129694" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p title="Ce livre sur SensCritique"><strong><em>La double vie d&rsquo;Irina</em></strong>, de Lionel Shriver. Un chapitre elle est irréprochable, un autre elle est adultère. S&rsquo;ensuit très logiquement une progression aux antipodes de part et d&rsquo;autre. J&rsquo;ai abandonné ce livre comme j&rsquo;ai abandonné<em> La part de l&rsquo;autre</em> d&rsquo;Eric-Emmanuel Schmitt, il y a plusieurs années. En effet, je ne prends aucun plaisir à ce type de construction narrative. J&rsquo;oublie au fur et à mesure, ça m&rsquo;ennuie. Pourtant, après la gifle magistrale reçue en lisant<a href="http://marecages.be/?p=2425" target="_blank"><em> Il faut qu&rsquo;on parle de Kevin</em></a> de la même auteure, j&rsquo;avais mis beaucoup d&rsquo;espoir en ce roman&#8230; Une déception.</p>
<p title="Ce livre sur SensCritique"><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/La_double_vie_d_Irina/419509" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<p title="Ce livre sur SensCritique"><strong><em>Médias : influence, pouvoir et fiabilité : à quoi peut-on se fier ?</em></strong>, de Julien Lecomte. Mon amoureux a publié un essai chez L&rsquo;Harmattan <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  !<br />
Ce livre aborde les questions de la fiabilité des médias, de notre rapport aux médias, des façons de les comprendre. Questions qui se posent de plus en plus suite à l&rsquo;utilisation très active que nous faisons d&rsquo;Internet (journaux en ligne, réseaux sociaux&#8230;), de la télévision, ou de la presse papier en général. Cet essai est susceptible d&rsquo;intéresser un maximum de monde de par le fait que nous sommes aujourd&rsquo;hui tous acteurs d&rsquo;une société dite &laquo;&nbsp;de l&rsquo;information&nbsp;&raquo; ! Je recommande l&rsquo;ouvrage assurément <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  !</p>
<p title="Ce livre sur SensCritique"><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/Medias_Influence_pouvoir_et_fiabilite_a_quoi_peut_on_se_fier/8192964" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6672" class="footnote">Pourquoi n&rsquo;avoir pas préféré le mépris au châtiment?</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Je voudrais tant que tu te souviennes / Dominique Mainard</title>
		<link>http://marecages.be/2012/07/je-voudrais-tant-que-tu-te-souviennes-dominique-mainard/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Jul 2012 06:34:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[** | J'ai toléré]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;[...] comment as-tu pu imaginer que ta nièce saurait quoi faire d&#8217;une vieille femme amoureuse ?&#160;&#187; (p. 209) Albanala (alias Nala) est une cartomancienne venue d&#8217;un autre pays. Elle veille sur Mado, sa voisine âgée, infirme et solitaire. Un jour, Nala décide subitement de quitter la ville et confie à sa nièce Julide la mission [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full  aligncenter" title="Mainard, Dominique. Je voudrais tant que tu te souviennes. Gallimard (Folio), 2009. 363 p." src="http://upload.marecages.be/couv/maijev.png" alt="" width="100" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/5.gif' alt=':5:' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;[...] comment as-tu pu imaginer que ta nièce saurait quoi faire d&rsquo;une vieille femme amoureuse ?&nbsp;&raquo; (p. 209)</p></blockquote>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Albanala (alias Nala) est une cartomancienne venue d&rsquo;un autre pays. Elle veille sur Mado, sa voisine âgée, infirme et solitaire.</p>
<p>Un jour, Nala décide subitement de quitter la ville et confie à sa nièce Julide la mission de prendre soin de Mado.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Elle est comme un verre qui se vide, tu comprends? Par une brèche minuscule, une toute petite fêlure, et si tu ne prends pas soin de la remplir elle disparaîtra tout à fait.&nbsp;&raquo; (p. 37)</p></blockquote>
<p>Bientôt, l&rsquo;arrivée au village d&rsquo;un couvreur surnommé l&rsquo;Indien alimente l&rsquo;imagination de Julide qui perpétue hasardeusement pour Mado les rituels ésotériques de sa tante Nala.</p>
<p>La jeune fille raconte à Mado l&rsquo;histoire de ce nouveau venu, et suscite tout à coup l&rsquo;intérêt de la vieille dame pour celui-ci&#8230;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;<span style="color: #ffffff;">.</span>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui cherche là-haut ce que vous cherchez en bas&nbsp;&raquo;, ajoute-t-elle, puis elle répète : &laquo;&nbsp;Votre histoire, mais à l&rsquo;envers. Je vais vous raconter.&nbsp;&raquo;<span style="color: #ffffff;">.</span>&nbsp;&raquo; (p. 82)</p></blockquote>
<p>S&rsquo;amorce alors pour Mado la naissance d&rsquo;une passion fiévreuse jamais éprouvée auparavant&#8230;</p>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>De Dominique Mainard, j&rsquo;ai déjà lu et apprécié le roman <a href="http://marecages.be/?p=1877" target="_blank"><em>Pour vous</em></a>.</p>
<p>La lecture de <em>Je voudrais tant que tu te souviennes</em> s&rsquo;est malheureusement révélée nettement plus laborieuse.</p>
<p>Bien que l&rsquo;écriture de l&rsquo;auteure soit toujours poétique et joliment travaillée, j&rsquo;ai déploré ici la lenteur de l&rsquo;histoire, sa sentimentalité un peu trop prononcée, ainsi que le tempérament introverti, mystérieux et vaguement inaccessible des personnages &#8211; personnages auxquels je ne suis, à aucun moment du livre, parvenue à témoigner empathie ou attachement.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Julide n&rsquo;a jamais cessé de chercher à deviner précisément dans quelles eaux évolue Mado et c&rsquo;est vertigineux et épuisant, comme s&rsquo;efforcer de capturer un poisson, les mains plongées dans l&rsquo;eau froide &#8211; mais cette eau déforme tout et les doigts sans cesse se referment sur le vide.&nbsp;&raquo; (p. 208)</p></blockquote>
<p>Comme le laissent deviner le titre et la couverture, ce livre aborde la fuite de la mémoire &#8211; vraisemblablement Alzheimer &#8211; et le rythme du récit contribue sans doute à rappeler un peu cet étiolement lent mais ô combien inquiétant&#8230;</p>
<p>Il n&rsquo;empêche qu&rsquo;en dépit de sa construction intéressante et de sa singulière douceur, je crains de ne retenir de ce roman que ses longueurs, sa prévisibilité et mon ennui grandissant. Comme <a href="http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2007/05/01/4771513.html">Lilly</a>, j&rsquo;ai en effet découvert cet ouvrage dans un état de &laquo;&nbsp;demi-somnolence&nbsp;&raquo; qui a plusieurs fois contribué à me faire envisager l&rsquo;abandon de cette lecture en cours de route&#8230;</p>
<p>J&rsquo;ai aimé le caractère &laquo;&nbsp;ouaté&nbsp;&raquo; de cette histoire, mais elle m&rsquo;a semblé trop lisse et improbable que pour susciter mon adhésion, hélas&#8230;<br />
Une déception.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://upload.marecages.be/out/lecco.gif" alt="" width="100" height="65" /></p>
<p>Ce livre a été lu dans le cadre d’une <strong>lecture commune </strong>avec <a href="http://bookin-ingannmic.blogspot.be/2012/07/je-voudrais-tant-que-tu-te-souviennes.html" target="_blank">Ingannmic</a>.<br />
Elle est nettement plus enthousiaste que moi <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  !</p>
<p><a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/livre/je-voudrais-tant-que-tu-te-souviennes/710123613250400" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a><a title="Ce livre sur Babelio" href="http://www.babelio.com/livres/Mainard-Je-voudrais-tant-que-tu-te-souviennes/6094" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/BB.gif' alt=':BB:' class='wp-smiley' /> </a></p>
]]></content:encoded>
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		<pubDate>Thu, 19 Jul 2012 14:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Info-doc]]></category>

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		<description><![CDATA[Cher vous tous, Suite à une fâcheuse stratégie de Google qui date d’il y a un peu plus d’un an, il nous est devenu impossible de copier un lien internet à partir du moteur de recherche sans obtenir un lien à rallonge : A la place de ça : http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&#38;m=3&#38;id=82444&#38;p1=00&#38;p2=05&#38;ref=17597 Vous obteniez ça : http://www.google.be/url?q=http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc%3Fcid%3D96%26m%3D3%26id%3D82444%26p1%3D00%26p2%3D05%26ref%3D17597&#38;sa=U&#38;ei=jhQIUNqCHsSAhQedpunBAw&#38;ved=0CBEQFjAA&#38;usg=AFQjCNH8s1TpEaryUsJ2W09lUUcDSdhJhw &#160; &#160; Dans [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cher vous tous,</p>
<p>Suite à une fâcheuse <strong>stratégie de Google</strong> qui date d’il y a un peu plus d’un an, il nous est devenu <strong>impossible de copier un lien internet à partir du moteur de recherche sans obtenir un lien à rallonge</strong> :</p>
<p>A la place de ça :<br />
<a href="http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&amp;m=3&amp;id=82444&amp;p1=00&amp;p2=05&amp;ref=17597">http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&amp;m=3&amp;id=82444&amp;p1=00&amp;p2=05&amp;ref=17597</a></p>
<p>Vous obteniez ça :<br />
<a href="http://www.google.be/url?q=http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc%3Fcid%3D96%26m%3D3%26id%3D82444%26p1%3D00%26p2%3D05%26ref%3D17597&amp;sa=U&amp;ei=jhQIUNqCHsSAhQedpunBAw&amp;ved=0CBEQFjAA&amp;usg=AFQjCNH8s1TpEaryUsJ2W09lUUcDSdhJhw">http://www.google.be/url?q=http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc%3Fcid%3D96%26m%3D3%26id%3D82444%26p1%3D00%26p2%3D05%26ref%3D17597&amp;sa=U&amp;ei=jhQIUNqCHsSAhQedpunBAw&amp;ved=0CBEQFjAA&amp;usg=AFQjCNH8s1TpEaryUsJ2W09lUUcDSdhJhw</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_6633" class="wp-caption aligncenter" style="width: 485px"><a href="http://marecages.be/wp-content/uploads/google.jpg" target="_blank"><img class=" wp-image-6633 " src="http://marecages.be/wp-content/uploads/google.jpg" alt="" width="475" height="310" /></a><p class="wp-caption-text">Google met son nom en avant lors de la copie du lien.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le cas de liens qui mènent à des pages internet, pas de souci : il suffit de prendre l’URL telle qu’elle apparaît dans la barre d&rsquo;adresse une fois que vous vous êtes rendu sur la page, mais s’il s’agit d’un PDF qui s’ouvre en dehors du navigateur <a title="http://www.google.be/url?q=http://www2.ademe.fr/servlet/getBin%3Fname%3D83DB5D36FEA5818AD27AF70978D1C417_tomcatlocal1320679144391.pdf&amp;sa=U&amp;ei=jhQIUNqCHsSAhQedpunBAw&amp;ved=0CBMQFjAB&amp;usg=AFQjCNHlv7fuGXdEnZmBsUdFI0SWznV1IA" href="http://www.google.be/url?q=http://www2.ademe.fr/servlet/getBin%3Fname%3D83DB5D36FEA5818AD27AF70978D1C417_tomcatlocal1320679144391.pdf&amp;sa=U&amp;ei=jhQIUNqCHsSAhQedpunBAw&amp;ved=0CBMQFjAB&amp;usg=AFQjCNHlv7fuGXdEnZmBsUdFI0SWznV1IA">comme ceci</a> et qu&rsquo;en prime, l&rsquo;adresse est trop longue que pour figurer dans son entièreté sous le lien présenté par Google, les choses deviennent nettement moins évidentes ! &#8230;</p>
<p>Après trois recherches biannuelles acharnées pour remédier à ce problème qui me flanquait la rage, j’ai trouvé <em>le</em> <em>sauveur</em>, soit un <strong>plugin firefox</strong> qui permet de résoudre ce problème, il s&rsquo;agit de <strong>Google Search Link Fix</strong>.</p>
<p>Pour de plus amples explications, voir la page <a href="http://blog.websourcing.fr/firefox-google-search-link-fix-afficher-liens-directs-dans-google/" target="_blank">ici</a>.<br />
Pour télécharger le plugin Firefox, rendez-vous <a href="https://addons.mozilla.org/en-US/firefox/addon/google-search-link-fix/" target="_blank">là</a>.</p>
<p>Je ne sais pas si vous vous sentiez nerveux lors de vos recherches documentaires sur internet, mais si tel est le cas, comme moi, vous êtes désormais en paix grâce à cette petite application formidable !</p>
<p>J’espère que cette information vous sera utile ! <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>[BD] Abélard / Renaud Dillies, Régis Hautière</title>
		<link>http://marecages.be/2012/06/bd-abelard-renaud-dillies-regis-hautiere/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Jun 2012 14:25:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reka</dc:creator>
				<category><![CDATA[***** | J'ai encensé]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique]]></category>
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		<description><![CDATA[. . &#171;&#160;On est bien, ici, hein?&#160;&#187; (p. 6 [t. 1]) [Tome 1]   Abélard, un petit oiseau, vit dans un marais où il fait bon vivre. Avec quelques amis, il joue aux cartes, pêche, joue du banjo et semble  secrètement rêver d&#8217;aventure&#8230; Abélard n&#8217;a jamais quitté son marais. Curieux, il s&#8217;interroge à propos de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img title="Dillies, Renaud ; Hautière, Régis. Abélard : La danse des petits papiers (tome 1). Dargaud, 2011. 64 p." src="http://upload.marecages.be/couv/BDabé1.png" alt="" width="100" height="170" /><span style="color: #ffffff;"> .</span> <img title="Dillies, Renaud ; Hautière, Régis. Abélard : Une brève histoire de poussière et de cendre (tome 2). Dargaud, 2011. 64 p." src="http://upload.marecages.be/couv/BDabé2.png" alt="" width="100" height="170" /></p>
<p style="text-align: center;"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/8.gif' alt=':8:' class='wp-smiley' />  <span style="color: #ffffff;">.</span> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/9.gif' alt=':9:' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;On est bien, ici, hein?&nbsp;&raquo; (p. 6 [t. 1])</p></blockquote>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/resu.gif' alt=':resu:' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong><span style="color: #999999;">[Tome 1]</span></strong>   Abélard, un petit oiseau, vit dans un marais où il fait bon vivre. Avec quelques amis, il joue aux cartes, pêche, joue du banjo et semble  secrètement rêver d&rsquo;aventure&#8230; Abélard n&rsquo;a jamais quitté son marais. Curieux, il s&rsquo;interroge à propos de beaucoup de choses et tire chaque matin de son chapeau un petit papier où figure une pensée qui alimente ses questions et réflexions&#8230;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Le succès, c&rsquo;est d&rsquo;aller d&rsquo;échec en échec sans perdre son enthousiasme.&nbsp;&raquo; (p. 26 [t. 2])</p></blockquote>
<p>Un jour, il croise un groupe de jeunes gens de passage au marais. Parmi eux, la belle Epilie fait instantanément battre son cœur. Pour lui déclarer sa flamme, Abélard entend décrocher la lune ou quelques étoiles et les lui offrir&#8230; Il quitte son marais et entreprend un voyage en Amérique pour recourir à l&rsquo;usage de ces machines destinées à voler qui y ont été construites, s&rsquo;il en croit les dernières nouvelles.</p>
<p>Sur son chemin, il fait de nombreuses rencontres, dont celle de Gaston, un ours maussade et bourru qui projette lui aussi de rejoindre l&rsquo;Amérique&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bedetheque.com/Planches/PlancheA_138332.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.bedetheque.com/Planches/PlancheA_138332.jpg" alt="" width="480" height="628" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #999999;">[Tome 2]</span></strong>   Abélard est un piaf naïf, doux et philanthrope qui croit que les gens qui l&rsquo;entourent sont, comme lui, bienveillants et désintéressés. Ce personnage incroyablement attachant va bientôt aller à la rencontre de la société et ouvrir les yeux sur sa rudesse, sa laideur et, parfois, sa cruauté&#8230;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Le désespoir, c&rsquo;est quand les belles promesses du futur deviennent des illusions du passé.&nbsp;&raquo; (p. 48 [t. 2])</p></blockquote>
<p> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/avis.gif' alt=':avis:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je ne suis pas amatrice de bandes dessinées mais celle-ci s&rsquo;est imposée à moi lors d&rsquo;un rebond internautique hasardeux. Atterrie sur <a href="http://www.bdgest.com/" target="_blank"><em>BD Gest&rsquo;</em></a>, j&rsquo;ai découvert les <a href="http://www.bdgest.com/preview-888-BD-abelard-la-danse-des-petits-papiers.html" target="_blank">premières planches</a> de cette BD en deux tomes et j&rsquo;ai aussitôt été fascinée par ses dessins et couleurs&#8230;</p>
<p><a href="http://www.bdgest.com/preview_page.php?IdPrepub=888&amp;Ordre=6" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.bdgest.com/preview_page.php?IdPrepub=888&amp;Ordre=6" alt="" width="490" height="647" /></a>Les critiques lues ici et là n&rsquo;ont ensuite fait que confirmer l&rsquo;urgente envie de me procurer ce diptyque et de le découvrir à mon tour.</p>
<p>C&rsquo;est chose faite&#8230; Et c&rsquo;est <strong>un <em>vrai</em></strong> <strong>coup de cœur</strong> !</p>
<p><em>Abélard</em> est un conte philosophique d&rsquo;une beauté et d&rsquo;une justesse désarmantes&#8230; Il mêle naïveté et clairvoyance, tendresse et cruauté, espoir et désespoir, humour et tristesse. Bien que les dessins des auteurs soient chargés de douceur et d&rsquo;ingénuité et qu&rsquo;ils mettent en scène des animaux, cette bande dessinée n&rsquo;est ni mièvre ni gentillette. Son message est d&rsquo;ailleurs beaucoup trop dur que pour être remis, je crois, entre des mains enfantines.</p>
<p>Cette bande dessinée charrie une poésie et une magie qui m&rsquo;ont émue aux larmes comme ça n&rsquo;avait plus été le cas depuis bien longtemps&#8230;</p>
<p><a href="http://aliasnoukette.over-blog.com/article-abelard-renaud-dillies-regis-hautiere-106054030-comments.html#anchorComment" target="_blank">Noukette</a> qualifie à très juste titre ce diptyque de chef d’œuvre. Elle avance aussi qu&rsquo;il y a un <em>avant</em> et un <em>après</em> <em>Abélard</em>, ce qui est on ne peut plus vrai : intelligente et sensible, cette BD reste en tête de façon obsédante en plus d&rsquo;occasionner un cocktail de sentiments explosif&#8230; Je pense qu&rsquo;elle ne quittera d&rsquo;ailleurs pas mon esprit de sitôt, car je ne sors pas de cette lecture indemne : plus qu&rsquo;une histoire de poussin parti en voyage, cette bande dessinée offre en effet une réflexion pertinente sur notre rapport au monde et à la vie.</p>
<p><em>Abélard</em> m&rsquo;a ébranlée comme je n&rsquo;imaginais pas qu&rsquo;une BD puisse le faire. Je suis subjuguée, troublée, fondue. Littéralement. Et avec la chair de poule&#8230;</p>
<p>Je parle peut-être mal de ce diptyque. Je n&rsquo;ai qu&rsquo;un amas de tripes à vous servir. Mais ce que j&rsquo;ai à déclarer ne tient qu&rsquo;à ça :</p>
<p>J&rsquo;ai un nouvel Ami. Il s&rsquo;appelle Abélard.<br />
Je vous souhaite vraiment de le rencontrer.</p>
<p>t. 1 <a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/bd/la-danse-des-petits-papiers-abelard-tome-1/5131309515808734" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a><a title="Ce livre sur Babelio" href="http://www.babelio.com/livres/Hautiere-Abelard-tome-1/232406" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/BB.gif' alt=':BB:' class='wp-smiley' /> </a>   &#8211;   t. 2 <a title="Ce livre sur SensCritique" href="http://www.senscritique.com/bd/une-breve-histoire-de-poussiere-et-de-cendre-abelard-tome-2/6301317755617908" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/SC.gif' alt=':SC:' class='wp-smiley' /> </a><a title="Ce livre sur Babelio" href="http://www.babelio.com/livres/Hautiere-Abelard-Tome-2--Une-breve-histoire-de-poussiere-e/296938" target="_blank"> <img src='http://marecages.be/wp-includes/images/smilies/BB.gif' alt=':BB:' class='wp-smiley' /> </a></p>
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