Archive mensuelle de août 2011

Thérapie / Sebastian Fitzek

:6:

« La vérité est comme un puzzle [...] [:] elle ne peut apparaître qu’une fois que tous les morceaux de la mosaïque ont été assemblés »

:resu:

Josy, l’enfant adorée du psychiatre Viktor Larenz, souffre de symptômes graves dont aucun médecin ne parvient à déceler les causes.

Alors que Larenz conduit sa fille chez un énième spécialiste dans l’espoir d’enfin parvenir à soigner son étrange maladie, celle-ci disparaît subitement.

Quatre années plus tard, Larenz n’est pas remis de la disparition de Josy et se retire dans sa résidence secondaire sur l’île de Parkum. Il y rencontre une étrange jeune femme répondant au nom d’Anna Spiegel.

Anna se dit schizophrène et souhaite que Larenz la prenne pour patiente alors que celui-ci n’a plus pratiqué depuis que sa fille s’est évanouie dans la nature…

En dépit de son ferme refus de la soigner, Anna, entêtée, va tout de même parvenir à glisser au psychiatre la nature de son problème : elle affirme que les personnages des livres qu’elle écrit prennent systématiquement vie sous ses yeux…

Lorsque Anna prétend avoir été poursuivie par le personnage de l’un de ses romans avortés, une enfant souffrant d’une curieuse maladie qu’aucun médecin ne parvenait à identifier ni soigner, Viktor aspire furieusement à entendre la suite de cette histoire qui lui évoque celle de sa fille…

Les jours passent. Le temps se ternit, virant à la tempête et coupant les habitants de l’île du reste du monde. Viktor s’affaiblit vite et fort et les apparitions de l’insaisissable Anna sont toujours plus inquiétantes. De surcroît, le maire de l’île n’a pas manqué de prévenir Larenz de la menace que représentait cette étrangère : elle est arrivée sur les lieux en proférant de sombres menaces à l’intention du psychiatre…

Voici l’histoire que commence à relater Larenz à son confrère, le docteur Martin Roth, tandis qu’il séjourne dans un hôpital psychiatrique où il est sanglé et surveillé de près…

Pourquoi Josy a-t-elle disparu? Qui est Anna Spiegel? Quelles sont ses intentions? A-t-elle à voir avec la volatilisation de Josy? Pourquoi Viktor Larenz est-il aujourd’hui enfermé dans une clinique spécialisée? Telles sont les questions qui rythment ce tortueux thriller…
:avis:

Je ne suis pas amatrice de thrillers, mais le résumé de celui-ci m’avait tentée en raison de son intrigue psychologique.

En dépit du fait que ce livre soit plutôt bien ficelé1 et qu’il parvienne à tenir le lecteur en haleine au moyen d’un suspense durable et de nombreux rebondissements, ce n’est pas Sebastian Fitzek qui fera de moi une adepte des thrillers psychologiques…

Ce que j’ai avant tout à reprocher à Thérapie tient dans le style de l’écrivain2
Je lui ai trouvé, surtout dans les premiers chapitres, une fâcheuse tendance à vouloir en faire trop.

Sebastian Fitzek prend en effet grand plaisir à mettre en italique certains passages, pas seulement pour signifier que Larenz pense mais pour mettre en évidence les curiosités de l’intrigue au cas où le lecteur n’aurait pas pointé lui-même la présence de troublantes anomalies

« Viktor cligna des yeux et lorsqu’il vit de nouveau clair, il lut dans le regard d’Anna quelque chose qu’il ne put s’expliquer. Puis une certitude s’imposa à lui : il la connaissait. » (p. 74)

Aussi, j’ai déploré l’emploi de phrases très dispensables qui ont probablement pour but de renforcer le suspense, mais qui donnent de nouveau une impression de roulement de tambour : effet qui n’a pas manqué de faire bruyamment soupirer la lectrice que je suis :

« Quatre jours devaient encore s’écouler avant qu’il apprît la vérité. À un moment où, malheureusement, il serait déjà trop tard pour lui. »

Heureusement, l’auteur espace l’utilisation de ce procédé à mesure que le récit progresse…

Ce qui ne l’empêche pas de m’avoir ennuyée à coups d’autres maladresses.
J’ai noté ce passage que j’ai trouvé bancal et grotesque…

« - Ce qui est sûr, c’est qu’il y avait une église orthodoxe sur une butte au milieu de la forêt. Ensuite, nous avons passé un pont et, après avoir suivi la route pendant un moment, nous avons pris un chemin qui pénétrait dans la forêt.
- Mais c’est…
- A peu près un kilomètre plus loin, nous nous sommes arrêtées dans une petite clairière où j’ai garé la voiture.
- Mais c’est impossible… » (p. 90)

Est-ce parce que les phrases bateau de type « Mais c’est impossible » (en italique, de surcroît) devraient être proscrites de tout roman? Toujours est-il que cet extrait par excellence est l’un des premiers du livre qui m’ait fait véritablement frissonner (to thrill), … sans doute pas, hélas, pour les « bonnes » raisons…

Enfin (après j’arrête de faire la mauvaise !), l’auteur emploie à plusieurs endroits cette phrase à l’identique ou à peu de choses près, ce qui se révèle devenir rapidement insupportable :

« Il avait espéré trouver enfin des réponses mais tout semblait devenir de plus en plus confus. » (p. 251)

C’est sans compter ce genre de passage, qui n’a rien fait de mieux que m’évoquer le sketch de Jean-Marie Bigard où il déclare « je ne vais plus voir les films d’horreur au cinéma, on nous prend trop pour des cons. »
J’ai en l’occurrence l’impression d’être prise pour une conne quand je lis…

« Sans prêter attention aux pas qui résonnaient derrière lui, Viktor tourna la page et poursuivit sa lecture [...]. » (p. 251)

[J'en ai à présent fini de rouspéter à qui mieux mieux ! J'en viens donc aux éléments qui fonctionnent...]

Malgré tout, je ne nie pas que le style de Fitzek demeure globalement efficace. J’ai beau avoir soupiré et grommelé par endroits, l’histoire a suscité mon intérêt et j’ai achevé ce roman en apnée, désireuse, comme de nombreux autres lecteurs, d’apprendre le fin mot de l’histoire.

J’ai apprécié l’ambiance cauchemardesque du livre, parfaitement rendue, où l’on découvre un Viktor Larenz s’épuiser trop rapidement dans un décor venteux, glacé et spectaculaire qui évoque celui de Shutter Island.

Une lecture plaisante et bien pensée malgré quelques trébuchements.

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Merci à Lalou de m’avoir fait cadeau de ce roman.

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Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec Petite Fleur et dans le cadre du challenge Psy organisé par the Book addictes !

  1. Enfin, pas si bien que cela, si l’on en croit cette expérience authentiquement vécue : je partage avec mon compagnon la progression de l’intrigue de Thérapie alors que j’en suis à la 100e page environ et ce dernier, en époustouflant visionnaire, parvient à supposer ce qui s’avèrera être le véritable dénouement de l’histoire alors que, non, il ne lit pas mes livres en secret ! []
  2. Dans le style de l’écrivain ou du traducteur ? []

Premier amour / Joyce Carol Oates

:8:

« Et comment rester enfant sans la présence d’un adulte qui vous définisse? » (p. 17)

:resu:

Sans explications, Josie a été forcée de quitter sa demeure et de suivre sa mère pour aller habiter avec elle dans la maison du Révérend, où vivent sa grand tante Esther et le petit fils de cette dernière, Jared Jr, qui s’emploie à des études de théologie afin de suivre le même parcours que son père décédé…

Mal reçues, Josie ne peut s’empêcher de s’interroger sur la raison de leur départ, mais Delia, sa mère, s’obstine à pulvériser les questions et à noyer les souvenirs…

Bientôt, Delia, absorbée par une liaison amoureuse, s’absente de plus en plus et laisse sa fille Josie livrée à elle-même dans cette demeure aussi sinistre que ses occupants…

Au cours d’une journée d’errance du côté du marais, non loin de la maison du Révérend, Josie va rencontrer son cousin Jared Jr et avoir à souffrir de sa sévère influence…

Josie va être prise au piège. Les paroles et les gestes amoraux de Jared Jr devront rester un secret à détourner de sa Mère à qui elle n’avait jusqu’alors jamais rien eu à cacher…
:avis:

C’est motivée par l’avis enthousiaste de Cynthia que j’ai fait l’acquisition de ce livre qui m’aura permis de découvrir – enfin ! – la plume de la très appréciée Joyce Carol Oates.

Je ne l’ai pas regretté. Emprunt d’onirisme, ce récit se veut à la fois troublant et subjuguant.

L’onirisme se fait sentir en grande partie à cause des symboles qui se dessinent dans le roman : le marais, lieu de rendez-vous privilégié de Jared et Josie, est ici pensé dans son acception la plus glauque. Cet espace parait aussi menaçant que le faucon et le serpent qui l’habitent : des animaux qui, dès le commencement de l’histoire, affolent Josie et font figure de présage puisqu’ils métaphorisent très clairement le personnage amoral de Jared, son ascendance et sa perversion…

« Sitôt franchie la lisière du marais, où se dressent au-dessus de ta tête les joncs, les roseaux et les tiges de bambou, tu le vois – ombre noire qui se glisse, vive, sinueuse. Corps luisant, noir huileux, parcouru d’étincelles, dessinant un S. Un serpent ! Aussi long que ton bras ! Impression fugitive d’une tête courroucée d’yeux jaunes éclatants de colère. » (p. 10-12)

Les images fantasmagoriques sont évidemment la première caractéristique à donner au récit une dimension onirique, mais le ressenti éprouvé à la lecture en est une autre, car ce livre vous absorbe de la même façon qu’un rêve. Il vous propulse dans la fange et vous prenez plaisir à vous y enliser doucement, qu’importe que l’ambiance et les faits autour soient tout à fait inquiétants…

L’atmosphère des plus étranges qui se dégage de ce livre a été pour moi, à elle seule, une expérience proprement stupéfiante et hypnotique.

Hormis cela, Premier amour recèle d’autres originalités qui lui permettent de se distinguer, d’en faire une lecture « à part ».

Dès le début du récit, la solitude se fait ressentir en s’imposant de plus en plus lourdement à mesure que le récit progresse…

Josie est d’abord seule dans son incompréhension quand Delia, sa mère, l’arrache sans la moindre explication à son existence préalable. Elle est seule dans sa peur, dont Delia se moque éperdument…

« « Mère, je crois que… j’ai peur. » et Mère me regarde d’un air exaspéré « Ne sois pas ridicule ; la ‘peur’ n’est qu’un mot. » [...] « Franchement Josie ! Se prendre à ce point au sérieux, à ton âge, dit Mère avec froideur. Une enfant de onze ans existe à peine. » » (p. 20-21)

… Elle est délaissée par son instable mère et enfin solitaire dans la souffrance et les supplices que lui inflige Jared Jr, envers qui elle éprouve une irrépressible fascination qu’elle assimile à de l’amour…

Jared étant le seul à s’apercevoir de sa présence et à « s’occuper d’elle », Josie semble revenir à lui de façon systématique en dépit du caractère éminemment morbide de ses « attentions ».

Terriblement suggestif, ce roman dénonce avec beaucoup de subtilité et d’intelligence l’emprise qu’ont respectivement Jared Jr et Delia sur Josie…

« Si tu pénétrais dans le marais, tu livrais ton corps. Tu n’étais plus toi-même, tu avais pour nom toi, elle, petite. Tu étais entourée d’imperceptibles bruits de succion. De grognements de crapauds. Pareils à des grognements d’homme – tu avais entendu des hommes grogner et ahaner, ahaner et grogner, il y a longtemps de cela, alors que tu n’étais pas censée écouter. Tu savais ce que c’était, déjà en ce temps-là : la pulpe animale cherchant à s’extraire de force de son carcan. Suintant, bouillonnant, jaillissant enfin.
C’est bien. Mais maintenant, il faut te laver. Jared rinçait rapidement tes doigts poisseux dans la rivière, Jared aspergeait d’eau ton visage moite de sueur. Tu avais envie de dire Je t’aime, Jared, mais il t’attrapait par la nuque et te plongeait le visage dans l’eau qui te laissait dans la bouche un goût de métal amer.
Jusqu’à ce que tu suffoques en battant l’air de tes bras pitoyables, comme une oie en pleine noyade, et qu’il te prenne en pitié. Oh, pour l’amour du ciel ! Personne ne va te tuer, pourquoi veux-tu que quiconque prenne cette peine? » (p. 57)

A ce stade, je me pose toujours la question de savoir si Josie ne cherche pas inconsciemment à « appartenir » à Jared pour s’affranchir d’une mère à la fois égoïste et moralisatrice.

« Les doigts de Mère, véritables serres, avaient agrippé mes épaules osseuses. Ses yeux accusateurs sondaient les miens, ses yeux gris pâle teintés de bleu, parsemés de paillettes de mica quasi invisibles, comme certaines des pierres disséminées sur les berges de la Cassadaga.
Tu ne peux rien me dissimuler ! Tu ne peux pas avoir de secret pour moi !
Car il doit bien y avoir un jour – une heure, une minute ! – où pour la première fois, un bébé tente de leurrer sa mère : un moment où pour la première fois de sa vie, il exerce ce que l’on appelle sa volonté : le geste de tromperie instinctif, improvisé, le subterfuge qui deviendra partie intégrante de sa vie mentale. Si les parents sont en mesure de déceler un tel moment, il se peut qu’ils l’étouffent de telle sorte que l’intrigue ourdie par le bébé soit à jamais déjouée. En me saisissant ainsi, comme toujours en pareil cas, sachant que je n’oserai pas résister, Mère cherchait à évoquer le temps magique d’avant le temps où elle ne se contentait pas d’être Mère, celle qui m’était maintenant connue sous le nom de Delia S. – mais tout au monde pour moi. » (p. 51-52)

Le ton réprobateur qu’emploie volontiers Delia envers sa fille fait office de sévère héritage et donne lieu à des intervalles où Josie ne s’exprime plus à la première personne du singulier, mais à coups de « tu ». Ces moments, en l’occurrence, semblent se manifester lorsque l’enfant porte un regard critique sur ce qu’elle fait/vit voire qu’elle ne paraît pas assumer ses agissements…

« Avec brutalité, à présent, Jared t’oblige à te lever. Tu paniques en te demandant où il t’emmène mais tu ne parviens pas à te dégager de son emprise. Entre les tiges de bambou, tu distingues la haute maison de bardeaux couleur d’étain qui se dresse au-dessus de toi, à l’autre bout du marais – fenêtres opaques aveuglées par le soleil. Tu te dis, Et si mère regardait ! Et si mère regardait ! Mais c’est un après-midi de semaine. Mère est ailleurs, personne n’est là. » (p. 39)

Enfin, Joyce Carol Oates signe ici une critique incisive de la religion qui, par le personnage fanatique et déséquilibré de Jared, apparaît comme porteuse de béantes frustrations et en ressort profondément viciée.

Ce roman illustre donc une sexualité noire, à mi-chemin entre inceste et pédophilie1. On y trouve un érotisme malsain/inconvenant dont l’objectif est apparemment de desservir la religion. Mais si certains passages sont durs, le récit n’est jamais impudique car Joyce Carol Oates pratique l’art de la suggestion avec brio.

Premier amour peut choquer si tant est que des images plus réalistes qu’allégoriques se dessinent dans votre esprit.
Pour ma part, j’ai eu l’impression de faire un rêve funeste sur tons sales où règne un très pesant silence entrecoupé de coups, de cris et d’ecchymoses ; un cauchemar, peut-être, mais dont on refuse bizarrement de détourner la tête et qui persiste longtemps…

« Comme la nuit dans ton lit au second étage de la maison du Révérend, tu sens au cœur même des fondations l’insondable abîme du temps qui tout engloutit, l’abîme où un jour tu seras entraînée, anonyme, nue, dévorée jusqu’à l’os, dispersée. Sans plus être la ‘Josie’ de ta Mère, ni son bébé, ni même la ‘petite’ de Jared. » (p. 82)

Les livres qui laissent des traces font à mon sens partie des meilleurs. Voilà six mois que j’ai lu celui-ci et il demeure intact dans mon esprit… Oates aura donc gravi les sommets de mon estime en seulement 89 pages : une véritable performance !

Je suis impatiente de découvrir d’autres de ses œuvres. Nous étions les Mulvaney et Reflets en eau trouble m’attendent d’ailleurs d’ores et déjà dans ma bibliothèque. Les avez-vous aimés?

 

PS : Hormis dans les albums illustrés, littérature et peinture faisaient pour moi bandes à part, mais on retrouve dans Premier amour un contenu empli d’onirisme et de symbolisme qui n’a cessé de m’évoquer les peintures de Paul Delvaux, un peintre belge…

Paul Delvaux, L'écho.

Image empruntée sur le site du MUCRI (Musée critique de la Sorbonne).

Cette lecture rentre dans le cadre du challenge « 100 ans de littérature américaine ed. 2011″.

  1. Josie a 11 ans, Jared Jr en a 25. []

Merciiii !

Lors de son retour d’Amérique, Manu a proposé un petit concours que j’ai eu la chance de remporter.

Aujourd’hui, mon fada1 de facteur est passé pour délivrer dans ma boîte aux lettres une belle et généreuse enveloppe pleine de paquets cadeaux ! Expérience follement réjouissante pour moi qui ne participe pas à des échanges de type « SWAP » que de recevoir une enveloppe pleine à craquer2… (qui plus est peu de temps après mon anniversaire !) :D

Avant d’ouvrir l’enveloppe, je suis gagnée, en dépit de l’émoustillement qui m’habite, par le stress. Oui, parce que Manu & Reka, c’est une combinaison dangereusement antinomique, la complémentarité à l’état pur… un peu comme chat et souris écureuil ou, plus simplement, comme le jour et la nuit : quand Manu aime follement un livre, Reka le déteste, et inversement ;)

On a beau dire qu’il n’y a que les intentions qui comptent3, je ne peux pas m’empêcher de trembler un peu. Un matin de juillet, l’intéressée a en effet déclaré : « tu subiras les conséquences de ta chance ». N’en allait-il pas d’une sombre déclaration de guerre?

Je me retrouve donc devant de multiples paquets… Et j’anticipe le pire jusqu’à envisager qu’il y ait dans l’un d’eux… [*Calcul, calcul* : Manu a des goûts invraisemblablement mauvais bizarres, dooonc?]… un Harlequin !?! (Oh, ça va, ça va, je plaisante ! :D 4 )

Alors je me pâme devant le papier turquoise  bleu vert5 parce que c’est beau. Et même si j’ai vu qu’on pouvait lire à travers le papier cadeau, je ne regarde pas… …J’ARRACHE LES CADEAUX DE LEUR PAPIER TURQUOISE VERT BLEU6.

Et ma philosophie de tous les jours se révèle une fois de plus sacrément salvatrice : c’est en craignant le pire qu’on a les plus belles surprises.

Uuuuiiiiiiiiiiii !
Reka en pleine femellisation : hystérique, contente, couinante et gaie ! (Est-ce bien moi?)

.

Manu,

Je sais que Le monde selon Garp de John Irving est ton roman préféré, j’en avais bien pris note. Mais tu as aimé Extrêmement fort…, il n’est donc peut-être pas impossible que je te rejoigne à mon tour au moins une fois ! ;)

Je ne connais pas du tout Brady Udall, mais j’aime généralement la littérature améraine et je suis par ailleurs amatrice d’humour noir, j’ai donc bon espoir ! :)

Je ne nie pas que Des souris et des hommes m’a assez peu plu, mais en prenant de l’âge, mes goûts se seront peut-être bonifiés tels les grands vins?
(J’aime pas le vin.)

Manu, je vais avoir mal au ventre et aux dents mais mes papilles salivantes sont comblées et te remercient.

Manu, tes signets ont généré en moi l’envie ravageuse de visiter La Death Valley et le Grand Circle, mais j’ai peur de l’avion, j’ai les oreilles sensibles et je suis un peu radin : je n’ai pas envie de dépenser des sous pour avoir peur et mal aux oreilles en prenant de l’altitude…

Manu, je suis malheureuse, j’aurais dû naître au temps où la télétransportation sera praticable, c’est triste !

MANU, je suis super super super contente !7

MERCIIII ! :D :$

  1. M. le Facteur a poussé l’enveloppe dans la boîte, mais la moitié de la lettre en ressortait, laissant à d’éventuelles âmes malveillantes le loisir de se servir si elles avaient voulu… []
  2. La première méga-grosse-enveloppe-à-cadeaux de ma vie ! []
  3. Un vieil adage à la con non pas parce qu’il prescrit sagement de savoir s’émerveiller d’un geste, ce qui est certes, tout à fait louable mais parce qu’il ignore simplement l’argent qui a été investi pour des prunes par la personne en face de vous. Moi, ça me rend toujours démesurément désolée de recevoir un cadeau que je n’aime pas. J’ai parfois l’impression que le seul truc qui me permettrait de retrouver un sourire sincère, dans ces cas-là, serait de me voir tendre un billet au Généreux et qu’il l’accepte!… Mais je m’égare ! Veuillez m’en excuser. []
  4. J’en suis consciente, mon humour est absolument insupportable, j’ai d’ailleurs perdu tous mes amis à cause de ça mais je crois qu’on finit par s’habituer : le tout c’est d’exercer sa susceptibilité, ça prend juste un peu de temps… []
  5. Mon amoureux, il n’est jamais d’accord avec les couleurs que je caractérise, ça tend à me rendre vaguement schizo, parfois… []
  6. Telle une bête sauvage, voui. []
  7. Oui, la schizophrénie, ça se confirme : je sais, je sais… []