Archive mensuelle de janvier 2011

Laver les ombres / Jeanne Benameur

:5:

« Elle pense La danse me sauve. Mais de quoi? » (p. 29)

:resu:

La danse, Lea en a fait sa passion et son métier. Occuper l’espace demeure pour elle un souci permanent1.

« Danser, c’est altérer le vide.
Pourquoi inscrire un mouvement dans le rien? Elle voudrait tant pouvoir juste contempler et habiter simplement, sans bouger. Elle envie ceux qui le peuvent. Elle, elle n’y arrive pas.
Elle est un mot étranger jeté dans une langue. Comme un mot tout seul jeté dans le silence. Elle se sent intruse. Depuis toute petite.
Alors elle danse. Il faut qu’elle trace, avec son corps, les lignes qui permettent d’intégrer l’espace. Seule la beauté du mouvement peut le sauver.
C’est sa façon de trouver sa place dans la vie.
Lea est chorégraphe par nécessité. » (p. 9)

Outre cette vocation, Lea compte dans sa vie Bruno, peintre qu’elle aime mais dont elle se préserve malgré elle –  « il y a des jours où elle n’est pas une compagne possible » (p. 28) – et sa mère – celle à qui Lea garde toujours une place au premier rang lors de ses spectacles et qui jamais ne vient l’occuper…

Lea connaissait déjà une peur constante et injustifiable par le passé, mais celle-ci est désormais encore plus vive : aujourd’hui, quelque chose a changé. La voix de sa mère, au téléphone, et surtout le fait qu’elle ait des aveux à tarir…

« Sa mère a passé sa vie à se faire oublier. Plus que discrète. Effacée. Et voilà que maintenant elle veut la voir et lui « dire des choses importantes ». » (p. 20)

Par l’alternance des chapitres, l’on découvre, parallèlement à Lea, la jeunesse de Romilda, à Naples, dans les années ’40.

S’arrachant à une triste enfance aux côtés d’une génitrice très peu aimante, Romilda s’est enfuie avec un Français répondant au nom de Jean-Baptiste. Son premier amour. Celui-là qui lui promettait de la marier après la guerre a rendu Romilda passive et fantomatique en faisant d’elle Suzanne, sa prisonnière, et en l’obligeant à livrer son corps aux soldats…

« Depuis deux ans, Romilda n’est plus personne.
Elle n’a pas de clé pour fermer sa porte.
Rien dans sa bouche pour articuler le refus.
Sa force, elle l’a perdue pour un homme, un seul. Celui qui règne sur elle dans la grande maison. Celui qui l’a asservie. » (p. 44)

Lea, d’humeur aussi sombre qu’explosive, va braver une terrible tempête et rejoindre Romilda pour entendre ses confidences et enfin, peut-être, comprendre d’où lui vient cette peur lancinante, inexplicable qui lui tenaille le cœur depuis l’enfance…
:avis:

Je me suis plongée dans Laver les ombres en étant convaincue par avance de la qualité de l’ouvrage et du plaisir que j’allais en retirer puisque les romans de Jeanne Benameur se sont toujours avérés pour moi de valeur sûre. Hélas, je sors de ce livre assez désolée. Il est après Les demeurées et Si même si les arbres meurent celui qui m’a incontestablement le moins touchée.

Le livre est dentelé de la douce poésie dont l’écrivaine a le secret. Son style est égal à lui-même : ciselé et efficace, la donne est donc peu ou prou inchangée au niveau de la forme. Cependant, le style de Benameur, dont on sait qu’il est surprenant au premier abord et qu’il nécessite une accoutumance, n’a cette fois jamais daigné pénétrer ma personne.

Mon déplaisir a été causé par l’ininterruption des allusions à la danse qui se multiplient comme autant de refrains. Les répétitions ont parfois le don de créer un subjuguant relief, mais j’avoue m’être ici très vite lassée des pirouettes de Lea. Elles m’ont fait l’effet d’une inépuisable et épuisante rengaine. Il faut dire que je n’étais sans doute pas le public le mieux adapté pour une lecture telle que celle-ci. J’ai acquis ce livre les yeux fermés parce que le nom de l’auteure figurait sur la couverture, mais je suis à vrai dire assez peu réceptive à cet art qu’est la danse…

Outre mon imperméabilité à ce sujet prédominant, le fait est que je suis restée assez étrangère à Lea, Romilda et Bruno – dont l’âme esseulée est aussi brièvement esquissée. Je n’ai pas partagé les émotions qui habitaient ce trio diablement meurtri mais suis en revanche parvenue à observer l’exercice de style qui s’inscrit dans ce roman… C’est d’ailleurs par là que j’ai cru percevoir, hélas, combien l’auteure avait léché sa prose…

Les angoisses de Lea et Romilda, par l’alternance des chapitres, se superposent et se confondent. La relation qui lie les deux femmes s’en ressent d’autant plus singulière. Comme à son habitude, Benameur privilégie toujours la relation mère-fille, mais l’histoire m’a paru manquer de la simplicité et de l’ineffable pureté des Demeurées. Ici j’ai perçu une finesse un brin maniérée… Or, je préfère les perles naturelles aux cabochons laborieusement polis.

En conclusion, Laver les ombres2 m’a paru à la fois trop travaillé et… trop féminin.

Une déception surmontable : ma PAL compte toujours Les mains libres, de la même auteure. Je ne rechignerai certainement pas à le lire, mais espère vivement retrouver l’enchantement connu à la lecture des Demeurées.

  1. Tout au long de sa narration, l’auteure met en relation mouvement et immobilité. Elle aborde et appelle continuellement la danse, thème autour duquel s’articule ce dernier roman. []
  2. « Laver les ombres » est une expression utilisée en photographie qui permet de mettre en lumière un visage pour en faire le portrait. []

Les veilleurs / Vincent Message

:6:

« C’était rue Hidalgo. J’ai accompli mes actes de naissance dans ces deux pièces. Ma tête ne contenait que du vide. Assourdissant. Intolérable. J’ai fait mes premiers pas comme un homme qui sait ce que veut dire marcher mais qui n’a jamais eu l’occasion de le faire. J’ai réussi à traverser la pièce, à atteindre la commode où j’ai trouvé posés plusieurs objets : un passeport qu’on aurait dit neuf ; des clefs de différentes tailles ; une boussole en métal, qui n’avait plus d’aiguille. Ça résumait tout mon viatique. J’ai ouvert le passeport, regardé la photo. Il y avait des noms propres : nom de personne, nom de lieu. Et puis des signatures pour attester tout cela, confirmer que ça existait. Ça existait peut-être, mais ça ne me disait rien. Puis j’ai levé les yeux. Dans le miroir, un visage semblable à celui de la photo me regardait sans comprendre. Les yeux étaient mobiles, le reste une planète lisse très lointaine du soleil. A se fier aux apparences, nous étions le même homme. J’en ai déduit que je m’appelais comme lui. Oscar Waldo Andreas Nexus. » (p. 187)

:resu:

Après avoir tué deux hommes et une femme en pleine rue devant une cinquantaine de témoins oculaires, Oscar Nexus a pris le pouls de ses victimes et s’est laissé tomber au sommet des trois corps, pris d’une fatigue subite et irrépressible.

Pour l’acte commis, Nexus n’a eu d’autre déclaration à faire à la Cour que la suivante :

« Madame le juge, mesdames, messieurs… que vous le vouliez ou non, et sauf votre respect : j’ai su venger cette terre de la négligence des dieux. » (p. 16)

Ces propos ont amené le corps judiciaire à croire l’individu sans scrupules, la sentence a donc été choisie en conséquence : Nexus a pris perpétuité.

Cette affaire n’a pas pris plus de six mois pour être traitée et classée, précipitée activement dans l’oubli grâce à l’habile intervention du gouverneur de Regson, Samuel Drake. Pressé que cette sordide histoire cesse de faire couler l’encre des médias pour mieux pouvoir s’y recentrer en toute discrétion, le Gouverneur a convoqué Paulus Rilviero, anciennement inspecteur, et Joachim Traumfreund, psychanalyste, pour étudier le cas Nexus de plus près. Très concerné par cette affaire de par l’assassinat d’Ania Walevska – l’une des trois victimes de Nexus – qui s’avérait être en vérité la maîtresse cachée du Gouverneur, Drake confie pour mission à Rilviero et Traumfreund de comprendre les mobiles du tueur : celui-ci a-t-il tenté de faire passer un message ou s’agissait-il au contraire d’un fruit du hasard? Qui voulait-il tuer au juste?

Nexus, après avoir été interné en prison à Mérogênes, est bien vite transféré à Bentlam, dans l’hôpital psychiatrique où exerce Traumfreund.

Sur l’accord de Drake, Traumfreund et Rilviero parviennent à muter Oscar Nexus une fois de plus vers les Rhodiles, dans ce qu’ils appellent l’Aneph ou le Bateau de pierre, un bâtiment labyrinthique des plus étranges :

« C’est calme, ici. Beaucoup trop grand pour une prison, et puis atrocement calme. Passant d’une pièce à l’autre, j’essaye de les compter ; mais des portes se ferment derrière moi ; les pièces ont le temps de changer d’aspect entre le moment où je les quitte et celui où je les redécouvre ; les objets que j’y dépose pour ne pas tout confondre disparaissent, aspirés par le souffle du miracle puis resurgissent ailleurs, un ou deux jours après : difficile dans ces conditions de ne pas se perdre dans les calculs. » (p. 23)

Lorsque Nexus montre des signes d’affaiblissement notoires, épuisé de s’être perdu dans ce « bateau » exempt de fenêtres durant des semaines, Traumfreund et Rilviero commencent à interroger celui-ci.

C’est à partir de là qu’Oscar Nexus se met à raconter ses rêves. Il prétend qu’ils sont inextricablement liés à la réalité, et que c’est sa vie onirique qui l’a amené à commettre les meurtres.

Chose troublante, le meurtrier dit n’avoir aucun souvenir de sa vie avant 30 ans. Il prétend avoir fait ses premiers pas dans sa chambre rue Hidalgo, à Regson. On pourrait le croire atteint d’amnésie, mais le rêve semble avoir le dessus dans la vie de Nexus : son appartement est vide et impersonnel…

« Il [Rilviero] était effrayé de voir que rien ici ne racontait une histoire personnelle. Comble d’anonymat, cet appartement ne se contentait pas de refléter l’amnésie de Nexus mais l’aggravait encore, tant il révélait son incapacité à s’approprier un espace. On le disait amateur de livres : il n’y en avait pas un seul. Les murs étaient aussi nus que la cellule d’un iconoclaste, l’air pollué de ce quartier d’usines salissait seul leur peinture blanche. Cet homme n’avait pas de vie – ou bien une vie tout intérieure. » (p. 73)

…sa propriétaire ne se souvient pas de son emménagement, pas plus que son employeur de son engagement au Capabellis, où Nexus travaillait comme veilleur de nuit et liftier…

Obligés d’écouter les événements (chaque rêve est lié au précédent et forme ainsi une histoire continue) que prétend avoir vécus Nexus dans sa vie de dormeur, Traumfreund et Rilviero plongent peu à peu dans l’univers parallèle de leur prisonnier. Dans un pays – le Séabra – où des peuplades entrent progressivement en guerre pour cause d’intérêts divergents…
:avis:

Les veilleurs est un roman hybride. Le lecteur résolument fidèle au genre policier, fantastique ou science-fiction ne trouvera vraisemblablement pas ses désirs comblés s’il ne souhaite découvrir qu’un monde purement étranger à la réalité (SF/fantastique) ou une enquête policière digne de ce nom.

Cette fiction mélange les genres énergiquement. On y trouve les ingrédients précités mais surtout une large part décernée à la psychologie et à la philosophie. Vincent Message distille en effet une bonne dose de réflexions sur l’homme, la société, la vie, la folie, et même sur l’écologie.

Roman à trois voix (prennent tour à tour le rôle de narrateur Nexus, Rilviero et Traumfreund), Les Veilleurs demande un certain temps pour qu’on en comprenne le « fonctionnement », mais l’immersion demeure facilitée dès le début de la seconde partie du livre où se met à s’exprimer notre assassin.

Pour moi, l’envolée s’est annoncée réjouissante, les rêves de Nexus m’ont d’emblée captivée et les idées disséminées çà et là sur la nature humaine ont suscité mon intérêt au point que mon carnet de citations s’est vu noircir en très peu de temps.

Hélas, vers les pages 400, le récit a commencé à se soustraire à mon attention…

Durant 500 pages, Nexus relate ses rêves. Rêves où les dialogues critiques et contemplatifs prennent quelquefois largement le dessus sur l’aventure elle-même, ce qui a tout doucement eu propension à me fatiguer parce qu’ils demandaient une concentration pas seulement continue mais toujours plus soutenue. En effet, j’ai craint à plusieurs reprises de me voir noyée par les délires philosophiques des intervenants des rêves de Nexus ; mais aussi de Traumfreund et Rilviero. Trop bavard et cérébral, ce livre a parfois provoqué en moi impatience et agacement.

Aux moments, heureusement sporadiques, où j’ai éprouvé de l’ennui en lisant Les veilleurs, j’ai songé que seule perdurait l’envie de savoir si Oscar Nexus fabulait ou s’il rapportait la vérité… Et encore ! Ma motivation à poursuivre – ou plutôt à ne pas abandonner ce livre – a en vérité subsisté de par l’effort que j’avais déjà accompli en ayant avalé plus de la moitié du bouquin1.

Malgré tout, de belles réflexions, intelligemment formulées, continuent d’être semées à divers endroits et permettent aux personnages des Veilleurs de se laisser suivre, eux et leur cheminement personnel, avec un certain plaisir.

« Moi j’appelle réalité non ce qui est mesurable dans une balance ou peut se saisir à pleines mains, mais ce qui pèse sur moi. » (p. 579)

« J’imagine un lieu où tourbillonnent les deux vertiges : tantôt la puissance, la joie d’avoir à sa disposition un savoir aussi étendu, et puis l’impuissance aussitôt, la nausée qui vous prend face à l’impossibilité de le maîtriser un jour. » (p. 361)

Au cours de ma lecture, j’ai songé de nombreuses fois que l’auteur, à peine plus âgé que moi (il a 27 ans), avait ma pleine admiration d’être parvenu à écrire un roman aussi dense et intelligent. Néanmoins, l’ouvrage comporte à mes yeux quelques maladresses : ce que j’ai compris de la fin de l’histoire m’a paru nébuleux. Je ne sais pas dire si c’est moi qui n’ai pas tout compris, ou si c’est l’auteur qui n’a pas toujours été cohérent. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas tant de voir le doute perdurer, qui m’a ennuyée, mais bien le fait de relire – après avoir achevé ce roman – des bribes qui semblent insinuer tantôt blanc, tantôt noir…
Des interrogations persistent…2

En définitive, je retiens de ce roman ses savants côtés qui lui auront valu et mon assentiment, et ma résistance. Je serai aussi curieuse de connaître l’évolution de la production de cet auteur, et suivrai probablement d’assez près les avis du public, sur ses romans à venir.
… Parce qu’il y a du potentiel, quand même ! :)

Lire le premier chapitre du livre…

Challenge Petit bac

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Petit bac, catégorie « métier » (1/7).

  1. La version poche des Veilleurs compte 760 pages. []
  2. Si parmi vous des lecteurs conservant un souvenir presque intact de cette histoire sont disposés à répondre à mes questions, je suis d’ailleurs tout à fait preneuse : quid de Norinha? – Rilviero ne vous a-t-il pas incommensurablement exaspéré de souffrir de cécité à l’égard des pistes que lui ouvrait sa chère Lisa? -. []

2010, quelles nouvelles?

Chers vous tous,

Cette année, 28 livres ont été lus et 27 chroniqués sur ce blog. Une performance qui serait qualifiée de passablement médiocre si elle devait faire l’objet d’une comparaison1. Bref, on s’en tient indifféremment au même rythme de tortue que depuis toujours, ce qui m’empêche définitivement de venir à bout de ma PAL soupirante d’autant qu’une colonie d’ouvrages se sont ajoutés à celle-ci à l’issue des fêtes de Noël et de mon anniversaire (à titre indicatif, on atteint dangereusement la centaine : observation qui nous permet de confirmer résolument l’interprétation des chiffres ayant fait suite au bilan de cet été, à savoir qu’on n’est pas dans la merde).

L’affection que j’ai porté aux romans découverts en 2010 fut relativement mitigée puisque je m’en tiens pour la 2e année consécutive à un petit 6/10 : suffisant mais pas satisfaisant.

Le livre que j’ai le plus apprécié est incontestablement Il faut qu’on parle de Kevin de Lionel Shriver, conseillé par un ami dont je ne manquerai plus de suivre les coups de cœur de très près. Ce roman-dynamite est vraisemblablement l’un des plus percutants que j’aie pu lire, ce en n’évoquant pas seulement les lectures d’une année mais bien celles d’une vie.

Le top 3 de cette année est donc le suivant :

  1. Il faut qu’on parle de Kevin / Lionel Shriver
  2. 1984 / George Orwell
  3. J’abandonne aux chiens l’exploit de nous juger / Paul M. Marchand

Top 3 qui ne compte que des livres (parfois très) antérieurs à la rentrée littéraire de 2010 pour cause de préférence pour les formats livres de poche (implique en général un an de retard au minimum), d’absence quasi totale de coup de foudre pour toute couverture, quatrième ou critique dithyrambique concernant les livres publiés cette année écoulée2, et d’une personnalité aux goûts exclusifs et très peu « bon public ».

Cette année aura été l’occasion :
- de belles découvertes à la suite de partenariats, livres voyageurs ou lectures communes,
- de clôturer le challenge initié par Bouh, 100 ans de littérature américaine,
- d’ouvrir le challenge littérature belge, qui a, à mon grand bonheur, accueilli 34 valeureux inscrits (et peut-être plus encore en 2011?),
- de m’inscrire au challenge Petit Bac d’Enna que j’amorce déjà avec la première lecture de 2011, dont le billet sera publié quand j’aurai fini le livre, ce qui n’est pas pour tout de suite3
- de rencontrer quelques têtes de la blogosphère littéraire ! :)

J’émets le vœu que 2011 nous offre, à vous et moi, de nombreux coups de cœur littéraires et du temps, plein plein de temps pour lire.

Une heureuse année, et une santé de fer pour vous et ceux qui vous sont chers.

  1. Certaines machines de guerre comme Karine ont lu plus de 200 ouvrages en 365 jours, Tulisquoi 135, et une Lalou en dévore plus de 50 de mai à décembre. []
  2. Ont néanmoins échappé à mon hermétisme le livre des Tolstoï ainsi qu’Olive Kitteridge d’Elisabeth Strout, que nous découvrirons avec joie en 2011 (j’espère) – merci Madame Claudine ! []
  3. Le roman fait 760 pages et je suis d’une lenteur affligeante, vous l’avais-je dit? ;) []