Archive mensuelle de mars 2009

L'ombre du vent / Carlos Ruiz Zafon

:3: :stop:

:resu:

A Barcelone, un homme emmène son fils, Daniel Sempere, au Cimetière des livres oubliés. Un rituel qui se perpétue de père en fils et qui consiste à adopter un livre auquel son possesseur sera lié à vie. Le roman choisi par Daniel va le mener à une quête obsessionnelle des autres romans de son auteur, Julian Carax et l’entraîner vers d’autres aventures, lieux et secrets…
:avis:

Mon amie Rethymna m’avait chaudement (que dis-je, ardemment !) recommandé ce livre. Voilà deux ans qu’elle m’exhortait à prendre possession de celui-là tant il valait, disait-elle, la peine d’être lu.

Sur la toile, une quantité de lecteurs ne tarissaient pas non plus d’éloges à propos de L’ombre du vent : ils vantent ce roman comme étant « une merveille », « un vrai bijou », « un livre grandiose », « le nouveau chef d’œuvre de la littérature espagnole »1. Portée par ce vent d’optimisme, j’ai donc entamé cette brique de 630 pages avec curiosité et empressement.

Mais voilà… Je me range parmi les détracteurs…

Les personnages de L’ombre du vent m’ont paru caricaturaux et improbables ;  l’univers, impalpable ; le style de l’auteur, inesthétique, rococo/indigeste/lourd, sans relief, scolaire : on trouve dans L’ombre du vent une foison d’adjectifs inadéquats tout juste capables d’encombrer le récit, des comparaisons parasites, des phrases longues dénuées de sensibilité… Bref, rien, dans ce bouquin, ne m’a paru un tant soit peu attrayant.

Totalement hermétique à cette fiction, je ne parviens pas à saisir ce qui, dans ce livre, séduit la foule. Je m’étonne. Je ne comprends pas. Je me suis entêtée à relire un maximum de critiques après avoir entamé le roman pour saisir pleinement d’où provenait l’enthousiasme de tous ces gens, mais ça ne m’a en rien permis de comprendre : « passionnant », féérique », « des personnages attachants », « une écriture fine et percutante », émouvant », « prenant »… Rien ne coïncide avec mon appréciation : a-t-on vraiment lu le même livre? La subjectivité a ses raisons que la raison ne connait pas. A l’inverse de l’écrasante majorité, j’aurais propension à vous proposer de passer votre chemin, mais il y a de fortes chances, vue la proportion de laudateurs, que vous ne soyez pas de mon avis, alors que suis-je seulement censée conseiller ? De faire l’impasse sur mon irrecevable critique, peut-être.

  1. J’ai du parcourir une centaine de critiques qui clamaient la génialissimité de ce roman, contre un ou deux avis contraires seulement []