Bonjour à tous,
Permettez-moi dans un premier temps de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012 – mes voeux courront 25 jours de plus que ceux que des autres, vous êtes couverts pour le froid de janvier 2013 !
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Voici le bilan – peu grisant – de cette année littéraire :
2011 aura été une année plus active que 2010 comme l’atteste ce tableau où je passe pour tout sauf pour une littéraire
42 bouquins lus cette année contre 28 l’année précédente : une performance pour l’escargot que je suis. Répétez-le moi encore : « ce n’est pas la quantité qui compte ». Oui, sauf qu’on peut se dire qu’en en lisant plus, on a peut-être aussi plus de chances de tomber sur davantage de coups de coeur. Ca n’a malheureusement pas été le cas cette année…
Avec une appréciation globale de 5/10, je ne peux pas prétendre avoir trouvé de quoi vraiment combler la lectrice que je suis. Ce 5 n’est pas le résultat d’une moyenne de grands hauts et de grands bas, mais de petits bas et de petits hauts : huit 7, neuf 6, quatorze 5, six 4, deux 3. 2011 n’aura donc, cela se voit, pas connu de coups de foudre.
Malgré tout, je retiens plusieurs livres que j’ai pu conseiller chaleureusement même si j’eus préféré pouvoir en recommander ardemment.
Mary R. Ellis m’a capturée dans un univers tragique et dense mais ô combien émouvant quand j’ai découvert son premier roman Wisconsin ; Le treizième conte de Diane Setterfield m’a permis de passer un moment très agréable, hors du temps ; Premier amour de Joyce Carol Oates m’a marquée par son étrangeté et son onirisme ; L’oiseau des morts d’André-Marcel Adamek m’a ravie par sa poésie et ce partage, rare, de la vie d’une délicate et innocente corneille ; Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer s’est laissé dévorer en dépit de sa facilité et de ses répétitions, « faiblesses » discrètes qui m’auront tout de même empêchée de découvrir la suite de ce roman…
Ce n’est pas rien, il n’y a pas eu que des déceptions ! Néanmoins, le grand rêve d’un livre qui se distingue et surplombe dignement tous les autres se sera fait attendre jusqu’au bout et en vain…
J’entame donc 2012 sans acharnement et me laisse le loisir d’oublier une frustration bien présente.
J’ai pris la décision de lire à mon aise, de ne plus écrire de critique si je dois chercher à exprimer un ressenti qui flirte avec quelque chose comme de l’indifférence ou de la lassitude. Je pense que je me suis éreintée à toujours rendre compte de mes lectures, à toujours vouloir trouver des mots pour ce qui n’en avait pas. Plutôt que d’écrire avec une régularité de métronome1 et voir la qualité de mes arguments s’effilocher, je préfère me faire plus rare et rendre compte des livres qui auront eu une résonance, un impact, qui m’auront touchée d’une manière ou d’une autre, simplement…
Je vous souhaite à tous des lectures tout en couleurs qui vous enthousiasment, vous ébranlent, vous émeuvent, vous percutent… Bref, qui ne vous laissent pas insensibles !
A bientôt,
Reka
- Et encore, pas tant que ça ! [↩]






Reka, documentaliste, lectrice grognon et passionnée des NTIC ou geekeries 
![reka [at] marecages .be](http://marecages.be/upload/out/mailreka.png)
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